Budget 2011 : 5 chantiers, PPTE, élections… : les précisions de Ntahwa

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En principe, le Premier ministre, Adolphe Muzito, est attendu ce lundi 18 octobre 2010 au Palais du Peuple pour faire, devant l’Assemblée Nationale, l’économie du projet du Budget 2011, dont une copie avait été déposée au bureau de cette institution il y a une dizaine de jours. On croit savoir que le ministre du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa, a ressenti à la veille de cet exercice, la nécessité de rafraîchir la mémoire de ses compatriotes, à travers un point de presse qu’il a animé le samedi 16 octobre 2010 devant un cercle restreint de journalistes.

            Les grandes articulations de cet échange ont gravité autour du niveau des recettes et dépenses, de 5 chantiers de la République, de l’impact du Point d’Achèvement de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés, des élections, des salaires des fonctionnaires, des investissements, etc.

            « Le projet du Budget pour l’exercice 2011 est estimé, en recettes et en dépenses, à 6.444,3 milliards de FC, soit 6,7 milliards de dollars américains. Il se répartit à raison de 6.054,0 milliards de FC pour le Pouvoir Central et 390,3 milliards de FC pour les Provinces », a-t-il attaqué.

            Cette précision une fois donnée, il a rappelé que les ressources internes représentent 54,1% contre 53,7% en 2010 et les apports extérieurs 45,9% contre 46,3% en 2010. Lorsqu’on jette un regard rétrospectif sur la taille du Budget national depuis 2006, l’on note que celui-ci a été multiplié par quatre, dans un contexte post-conflit, de forte baisse de la production intérieure ainsi que de réduction sensible de l’assiette fiscale, avec des entreprises publiques et d’économie mixte à la santé précaire.

            Qu’à cela ne tienne, les 5 chantiers de la République sont inscrits en ordre utile dans le Budget national, avec une enveloppe de 1.148,2 milliards de FC pour les infrastructures, 567, 2 milliards de FC pour l’Education, 273,5 milliards Fc pour la Santé, 490,4 milliards de FC pour l’Eau et l’Electricité (poursuite des travaux de construction des barrages de Katende et Kakobola, adduction d’eau) et 39,1 milliards de Fc pour l’Emploi.

S’agissant du mécanisme PPTE, Jean-Baptiste Ntahwa renseigne que les crédits réservés à la dette et aux frais financiers extérieurs sont de l’ordre de 427,8 milliards de Fc pour 2011. Toutefois, grâce à l’atteinte du point d’achèvement, le service de la dette ne serait que 82 milliards de FC. Les ressources additionnelles sont estimées à 345,1 milliards de Fc. Elles vont être canalisées vers les rémunérations des secteurs pro-pauvres (252,4 milliards de Fc pour l’enseignement et la santé), les frais de fonctionnement des écoles (68,3 milliards de Fc) et une partie des investissements publics (24,5 milliards de Fc).

            Parlant des élections de 2011, le ministre du Budget a évalué leur coût à 305,9 milliards de Fc, soit 148,1 milliards à débourser par la partie congolaise et 157,8 milliards de Fc par ses partenaires. En outre, les opérations pré-électorales de 2010 ont déjà consommé 108 milliards de Fc.

            Le gouvernement a-t-il intégré les revendications sociales dans le Budget 2011 ? A cette question, Jean-Baptiste Ntahwa répond que l’enveloppe globale des rémunérations s’élève à 982,9 milliards de Fc contre 779,2 en 2010, soit un taux d’accroissement de 26,1%. Concrètement, il est prévu la révision à la hausse des salaires des fonctionnaires, policiers, militaires, magistrats, médecins, du personnel de l’Enseignement supérieur, universitaire et de la recherche scientifique, la mécanisation de 1.000 nouveaux magistrats en sus des 1.000 autres engagés en 2010, la mécanisation du reste des effectifs de l’enseignement primaire et secondaire non pris en compte dans l’exercice 2010, les indemnités de sortie des membres du Parlement et du Gouvernement ainsi que l’extension du barème des retraités aux fonctionnaires non actifs des provinces.

            Brossant à grands traits la politique budgétaire gouvernementale, le ministre de tutelle a indiqué que l’exécutif national va privilégier les opérations de maintien de la paix, de prévention des conflits et de sécurisation des personnes et de leurs biens, l’organisation effective des élections en disponibilisant sa quote-part, l’engagement d’allouer aux provinces leur quotité de 40% sur les recettes à caractère national, la consolidation de la stabilité macro-économique, une mobilisation plus accrue des ressources internes, le renforcement de la gestion des finances publiques, et de l’indépendance de la BCC, la lutte continue contre la pauvreté, l’accroissement de la production agricole, animale et halieutique, etc.                          

Jacques Kimpozo

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