Braquage d’un bureau de change : tirs nourris au centre-ville

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Travailleurs, marchands, transporteurs qui œuvrent dans le secteur de la Gombe, ainsi que les habitants de cette commune, précisément ceux se trouvant dans le périmètre compris entre l’entrée de l’avenue des Huileries et la Gare centrale,  ont été pris de panique hier jeudi 26 octobre dans la matinée. Motif : des coups de feu des éléments de la police en réaction au braquage d’un bureau de change, ont troublé leur quiétude au moment où la plupart venaient à peine d’ouvrir leurs bureaux.

Selon des témoins de l’événement, des bandits armés venus à bord d’une jeep de marque Toyota Fortuner de couleur noire, ont surgi dans un bureau de change sis avenue Mpolo Maurice, derrière le nouveau bâtiment d’Ecobank, à quelques dizaines de mètres du siège social de Brussels Airlines. Soudain, des civils armés ont débarqué de la jeep Toyota et font irruption dans le bureau de change qu’ils ont dévalisé à souhait. Pendant ce temps, deux éléments de l’escadron maffieux étaient dehors en train d’assurer la surveillance. Une fois ceux qui étaient dedans sortis, ils ont procédé au ramassage des bottes de monnaies des cambistes positionnés aux alentours de la maison de change vandalisée. On raconte qu’un policier commis à la sécurisation
d’une maison commerciale située dans le parage a failli perdre sa vie
n’eussent été ses reflexes militaires.
Dans leur fuite, ils ont connu une panne sèche avec la jeep qu’ils
auraient vraisemblablement arrachée de quelqu’un au niveau de la Poste
centrale. Pour ne pas courir le risque d’être bloqués, ils ont braqué
un taxi-bus Toyota Hiace dont ils ont sommé les passagers de descendre
en tirant dans la jambe son chauffeur qui tentait de résister. Puis,
ils ont procédé au transbordement de leur butin tranquillement sans
qu’aucune intervention n’arrive à les inquiéter. Leur conducteur, de
la jeep comme la Hiace, était une femme. Ils ont longé le boulevard du
30 juin en direction de la Gare centrale pour prendre la route des
Poids lourds.
D’autres témoignages indiquent qu’avant d’emprunter l’avenue
Kasa-vubu, les malfrats ont quitté le lieu du forfait en suivant la
direction de l’Hôtel de ville. Mais, ils ont été découragés par les
tirs des gardes de Rawbank située à côté de la station d’essence.
C’est ainsi qu’ils ont dû faire marche-arrière pour contourner et
prendre l’avenue Kasa-vubu. Dans leur fuite, ils ne faisaient que
tirer en l’air. Conséquence : c’était le sauve-qui-peut pour ceux qui
œuvrent dans cette partie du centre-ville.
Ce qui étonne dans ce dossier, c’est la tranquillité avec laquelle
ces bandits ont opéré en plein jour et dans un périmètre censé être
mieux quadrillé au plan sécuritaire ! Comment expliquer qu’ils
pouvaient s’amuser de la sorte en prenant tout leur temps et s’en
sortir indemne dans un rayon où l’intervention ne pouvait tarder à
venir ? Et surtout procéder encore au changement de véhicules, et
faire le transbordement des biens volés puis s’en aller en longeant le
boulevard ?
Comme on peut le constater, l’insécurité refait surface avec une
ampleur inquiétante à cette période où les Kinois font face à de
sérieux problèmes de survie.    Il est temps que les autorités prennent
leurs responsabilités en mains afin de sécuriser la population avec
ses biens.
Dom

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