Boycott à l’Assemblée Nationale : Diomi s’en tient au mot d’ordre de Tshisekedi

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Reçu le vendredi 24 février 2012 à l’ambassade de la République Fédérale d’Allemagne, le président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Etienne Tshisekedi, accompagné de sa femme et de son directeur de cabinet, Albert Moleka, n’a pas changé de discours.
Lors d’un dîner avec les ambassadeurs de l’Union européenne, il a martelé qu’il se considérait toujours comme le Président légitime  de la République Démocratique du Congo, car vainqueur réel de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. D’après des sources proches de son entourage, il a réaffirmé sa décision portant annulation des élections législatives nationales.

Fidèle à son leader et réconforté par le dernier rapport de la mission d’observation américaine du Centre Carter, qui juge les irrégularités enregistrées au niveau des législatives plus dramatiques que celles ayant marqué l’élection présidentielle, Eugène Diomi a opté pour le boycott de l’Assemblée nationale dirigée provisoirement par Kombo Nkisi.
Au cours d’un point de presse qu‘il a animé le samedi 25 février au restaurant Green Garden, le président de Démocratie Chrétienne, bien qu’élu dans la circonscription électorale de Funa, dans la ville de Kinshasa, a annoncé qu’il ne siégera à l’Assemblée Nationale issue des élections du 28 novembre, dont la majorité des députés ont été « nommés », selon lui,  par la Ceni (Commission Electorale Nationale Indépendante),  sur proposition des officines politiques de la Majorité Présidentielle.

Il a invité ses compagnons de lutte à ne pas se rendre à l’hémicycle de Lingwala pour ne pas trahir la mémoire des héros anonymes qui ont payé de leurs vies pour obtenir la transparence des scrutins du 28 novembre 2011 par des manifestations publiques et pacifiques, qui pourtant ont eu le triste sort d’être réprimées dans la violence par la police, en complicité avec des « Kuluna » appelé abusivement  contre-manifestants.
Eugène Diomi s’est dit convaincu que la participation des forces acquises au changement à ce forum qu’il estime illégitime avalisera les tricheries planifiées lors des scrutins du 28 novembre, dénoncées par l’Eglise , qui a résolu de soutenir le peuple Congolais frustré par le hold up électoral dans des actions de rue, pour le triomphe de la vérité des urnes.

Tirant les leçons de la législature finissante, le précité estime que cette institution, dans sa configuration actuelle, composée de 341 députés de la Majorité Présidentielle, ne serait que la caisse de résonance du régime en place, et ne sera pas en mesure de répondre aux attentes et aspiration légitimes des Congolais, qui ne demandent qu’une gouvernance capable de gérer correctement le patrimoine commun et de faire le bonheur du grand nombre.

Diomi pense que ses compagnons de l’opposition élus comme lui n’ont pas le droit de sacrifier la volonté de tout un peuple à cause de la perspective de plantureux émoluments et de grosses cylindrées.
Il a fustigé le climat de terreur qui s’observe dans notre pays avant, pendant et après les élections, notamment par des arrestations et des cas d’intimidations des opposants.

ERIC WEMBA

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