Bombenga et Wazekwa témoignent sur Lutumba

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Né en 1935 et aîné de trois ans de Lutumba Ndomanueno, Jeannot Bombenga est quasiment l’unique artiste musicien de renom ayant dépassé 80 ans et encore en vie. Visiblement peiné à l’annonce de la disparition de Simaro, il a déclaré récemment  à une chaîne périphérique que lui et l’illustre défunt ne s’étaient jamais livrées. Tous d’eux ne se sont jamais adonnés à des insanités et quolibets dans leurs chansons. Il a demandé aux artistes musiciens de s’inspirer de leur exemple.  Tout en regrettant que son jeune frère l’ait précédé dans l’au-delà, il a imploré le Très-Haut pour qu’il accorde le repos éternel à l’illustre disparu.

            Félix Wazekwa, interviewé lui aussi est revenu sur la date du 30 mars 2019 pour dire que dans un premier temps, il n’a pas cru à la mort de son aîné. Il s’est rabattu immédiatement  sur Willy Tafar, manager et fidèle lieutenant de Lutumba,  qui a confirmé cette triste nouvelle.

Le numéro un de Cultur’a Pays Vie s’est souvenu des extraits de « Mabele » dans lesquels l’auteur de ladite chanson  avait parlé des coups de tonnerre qui allaient éclater lors de son décès. Et cette star de la chanson  de souligner qu’effectivement,  il a plu abondamment à la fin du mois passé.

            Dans la foulée, il a fait savoir qu’il s’est inspiré de la politique de son aîné qui recourait à plusieurs disciples d’Orphée aguerris pour interpréter ses œuvres. Wazekwa en a fait autant,  appelant à son tour  Héritier Watanabe et d’autres chanteurs à l’accompagner au chant.

            Autre idée significative lâchée par cet artiste est que l’illustre disparu s’était en quelque sorte préparé psychologiquement   à sa mort, évitant de s’apitoyer là-dessus.

            A la veille de son voyage en France pour y poursuivre des soins, a tenu à rappeler ce chansonnier, le compositeur de « Ma Hele » n’a pas fait mystère de l’irréparable qui pouvait survenir plus tard. Cela s’est réalisé.

            Quant à la désignation de Manda Chante comme  dauphin du disparu, Wazekwa n’en a pas fait un problème, mais a insisté sur le fait que d’autres artistes musiciens doivent se sentir concernés  par l’idée de pérenniser la vision du fondateur de Bana OK. Il a expliqué posément que le maintien et le  rayonnement de ce groupe sont possibles si les gens de bonne volonté mettent la main à la poche,   citant en exemple certaines célébrités politiques aux bourses bien garnies qui n’hésitent pas à lancer des campagnes de levée des fonds pour accéder. Jean-Pierre Nkutu

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