Boma : alerte aux  inondations !

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Selon les données disponibles à la CVM ( Congolaise des Voies Maritimes), qui a la charge du dragage du fleuve Congo, entre le port de Matadi et l’embouchure, sur l’Océan Atlantique, le niveau des eaux est en passe de dépasser la cote d’alerte fixée à 3,5 mètres par rapport au niveau habituel. Et, au rythme où se succèdent les pluies dans les provinces du Kongo Central, de Kinshasa, de l’ex-Bandundu et de l’ex-Equateur, la ville de Boma va connaître de graves inondations dans un proche avenir.

A ce propos, on signale que les populations les plus exposées sont celles résidant le long de la rivière Kalamu. Par conséquent, pour éviter une hécatombe humaine, il est recommandé aux autorités politiques et administratives de Boma de les inviter à évacuer, sans délai, leurs habitations. Les experts de la CVM sont formels : les crues du fleuve Congo risquent de faire de terribles dégâts humains et matériels si aucune mesure préventive n’est arrêtée pour « dégager » les riverains de Kalamu.

            L’on rappelle que chaque année, entre les mois de décembre et janvier, les familles résidant le long de la rivière Kalamu sont victimes d’inondations qui emportent leurs maisons, causant au passage des morts. Mais cette année particulièrement, une grande catastrophe humanitaire s’annonce.

            On rappelle que dans les années ’70, la ville de Boma avait enregistré des crues du fleuve Congo et partant de la rivière Kalamu au point que pratiquement la moitié des habitations avaient été englouties dans les eaux. Le bilan des morts et disparus était fort élevé. Curieusement cette tragédie avait été suivie de plus d’une année de sécheresse, aussi meurtrière que les inondations.

Kimp

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Rubrique : Actualité

Accident d’avions hier à Ndjili

            Les passagers de la compagnie aérienne Ethiopian en partance de Kinshasa pour Addis-Abeba ont connu hier une situation inhabituelle à l’heure prévue pour le décollage de l’appareil. Cause : l’appareil A350, immatriculé ET AWO nouvelle génération et sorti de l’usine il y a à peine un mois, apprend-on, a été cogné au sol par un autre avion de la compagnie Turkish, dont le pilote était en train de faire des manœuvres de stationnement.

            Selon des témoignages reçus de ceux qui ont vécu la scène, le pilote de l’Air Bus 320 de la compagnie Turkish immatriculé TC-JOV qui venait d’atterrir a mal apprécié la distance entre son avion et celui d’Ethiopian. C’est ainsi il a heurté la queue puis les aillerons de l’avion d’Ethiopian qui était déjà en stationnement.

            Comme il fallait s’y attendre, les deux avions restent cloués au sol en attendant la décision de l’aéronautique civile. Les experts des deux parties devront examiner la situation notamment les dommages causés pour voir si les appareils peuvent voler ou pas.

            Du côté de la compagnie Ethiopian Airlines, on annonce l’arrivée d’une équipe de techniciens afin de procéder au check up de leur avion victime de collision au sol.

            Pour évacuer les passagers et éviter d’aggraver le préjudice leur causé par cette situation, en attendant la décision de l’aéronautique civile et l’avis des techniciens, le vol Luanda-Addis-Abeba a été dérouté sur Kinshasa sur décision de la direction de la compagnie pour prendre les passagers de Kinshasa et les amener à Addis-Abeba. Un deuxième avion devrait également arriver à l’aéroport de Ndjili à minuit en vue de prendre le reste des clients, a-t-on appris.

            Il importe de signaler que l’A irbus 350 d’Ethiopian était un vol des passagers ; tandis que l’A32 de Turkish était un cargo. Après cette collision, l’avion n’a pas pu décharger sa cargaison. Tout était bloqué en attendant la suite de la situation.Dom

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