Beni : l’ONU accuse…

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En visite de quelques heures le samedi 30 novembre 2019 à Goma et à Beni, Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, a porté des accusations graves, sans les citer, contre des commanditaires de l’insécurité dans la partie Est de la République Démocratique du Congo en général et la ville comme le territoire de Beni en particulier. Selon lui, « les actes qui ont été commis ces derniers jours – les attaques contre nos collègues de la réponse Ebola, les attaques contre le site de la Monusco à Boikene – ça n’est pas spontané, ça été planifié, organisé et financé. Et, il faut que les responsables, à tous les niveaux, soient démasqués et qu’ils puissent répondre de leurs actes… S’il y en a ceux qui jouent un autre jeu, qui n’est pas celui de soutenir les efforts des Nations Unies, du Président de la République et de son gouvernement, il faut qu’ils soient dénoncés et condamnés ».

                  Le constat immédiat à faire est que la haut fonctionnaire onusien a apporté de l’eau au moulin des populations de Beni et d’ailleurs au Nord-Kivu ainsi qu’à l’écrasante majorité des patriotes qui soupçonnent des forces occultes de financer les forces négatives, internes comme externes, et de les armer, afin de maintenir l’Est de la République dans un climat d’insécurité permanente.

                  De l’avis de Jean-Pierre Lacroix, des ennemis invisibles travaillent contre les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), les troupes de la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo) ainsi que les populations civiles loin du champ des opérations. Ce sont ceux-là, pense-t-il, qu’il faut rechercher, démasquer et traduire devant les instances judiciaires, afin qu’ils subissent la rigueur de la loi.

                  Tout en insistant sur la tolérance-zéro contre les parrains des tueurs et pilleurs de Beni ainsi que d’autres contrées du Nord-Kivu, il n’occulte pas les critiques des populations congolaises contre les casques bleus onusiens. D’où ce message rassurant en direction des manifestant, qui exigent leur retrait : « Nous allons voir comment nous pouvons mieux faire, nous allons voir comment le partenariat avec les FARDC, les autorités doit être renforcé. Le Président Tshisekedi nous avait envoyé clairement un message d’appui et de volonté de travailler avec la Monusco. Pour nous, c’est un impératif que ce message soit bien entendu et se traduise par la réalité sur le terrain ».Kimp

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