Beni : de mal en pis !

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En dépit du renforcement de l’opération Sokola I des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) destinée à neutraliser les rebelles ougandais ADF et les miliciens congolais Mai-Mai à Beni/ville ainsi qu’à travers le territoire du même nom, en dépit des manifestations de colère des élèves et enseignants, en dépit des
condamnations officielles, la situation sécuritaire va de mal en pis
dans cette partie de la République. Le sentiment qui habite de
nombreux esprits, depuis quatre ans, est celui de l’impuissance non
seulement de l’armée nationale, mais aussi des casques bleus de la
Monusco.
Car, aux tueries massives, presqu’au quotidien, se succèdent d’autres
tueries, tant et si bien que les populations civiles se sentent
abandonnées aussi bien par les autorités civiles que militaires, tant
nationales que provinciales. L’insécurité est devenue une seconde
nature des hommes, femmes et enfants ayant le malheur d’avoir, comme
milieu de vie, le territoire de Beni et son chef-lieu, Beni/ville.
La déception des populations de la partie Est du pays est d’autant
grande que la situation sécuritaire semble avoir empiré après le
passage de la mission d’information du Parlement, censée avoir
collecté les données utiles sur les tenants et aboutissants de
l’activisme des groupes armés locaux et étrangers sur la stratégie
appropriée de riposte pour enrayer l’insécurité ou, à défaut,
l’atténuer. Mais, contrairement aux attentes des autochtones, les
attaques meurtrières des ADF et Mai-Mai sur des innocents non armés ne
fléchissent pas.
Comme c’est le cas depuis longtemps, les forces négatives externes et
internes continuent de piller et tuer au Nord-Kivu, en toute
tranquillité et en toute impunité. Tout se passe, à Beni et sa
périphérie, comme si les hors-la-loi armés opéraient en territoire
conquis. La spirale de l’insécurité se déroule à un rythme tel que
certains observateurs commencent à soupçonner une main noire qui
cherche à torpiller le processus électoral, avec la complicité des
ennemis de la paix, de la démocratie et de la renaissance d’un Congo
fort.
Kimp

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