BCC : les pertes d’exploitation réduites à 274,36 %

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Une banque centrale qui s’auto-évalue à chaque exercice financier, se donne les moyens d’améliorer sa gestion et peut envisager l’avenir avec optimisme et détermination. Tel est le cas de la Banque centrale du Congo dont la publication du rapport annuel 2011, est intervenue hier lundi 06 août 2012.
 Ce rapport que le gouverneur Jean-Claude Masangu a présenté à la presse, en présence du vice-gouverneur, du directeur général en charge de la politique monétaire et des opérations bancaires, Jean-Louis Kayembe wa Kayembe et de certains cadres de commandement de l’Institut d’émission, concerne la situation macro-économique, l’état des finances publiques, et l’évolution de la situation monétaire, avant de dévoiler la structure administrative qui prend en compte les activités de la banque, ainsi que ses comptes financiers.

 En 2011, on a enregistré la nomination d’un nouveau vice-gouverneur et la mise en place des cadres de direction aux postes où les besoins se faisaient sentir et où il fallait renforcer l’efficacité. Quant aux comptes financiers, a indiqué Jean-Claude Masangu, il a été enregistré une augmentation de 10,5 % du total bilantaire de l’Institut d’émission, tandis que le résultat de l’exercice 2011 s’est sensiblement amélioré par rapport à 2010. Progrès notables qu’il faut relever en 2011, les pertes d’exploitation ont été réduites à 274,36 %. Cette évolution, s’est réjoui le gouverneur de la BCC, confirme l’engagement de la banque centrale à retrouver son équilibre financier dans un contexte de poursuite de ses réformes structurelles, en l’occurrence, la recapitalisation dont la réalisation de la première phase a permis d’obtenir des actifs rémunérés en monnaie nationale. Ces actifs sont passés de moins de 1 % en 2010 à 47,7 % en 2011.


Enfin, conformément aux exigences et pratiques en la matière, Jean-Claude Masangu a soutenu que les états financiers de l’Institut d’émission ont été audités et certifiés sans aucune réserve par le cabinet d’audit de renommée internationale «  Pricewaterhouse and Coopers sprl », ainsi que par les commissaires aux comptes du gouvernement de la république. Une certification qui intervient après sept années consécutives du même exercice, avec quelques réserves, mais ne comportant pas d’anomalies significatives et ce, conformément aux principes comptables admis en RDC et aux dispositions légales applicables à la BCC.
 Sur le tableau de la situation macro-économique, l’activité économique intérieure, a fait remarquer le gouverneur de la BCC, est demeurée vigoureuse en 2011, attestée par la réalisation d’un taux de croissance de 6,9 % contre 7,2 % en 2010. A ses yeux, le dynamisme affiché dans les secteurs des mines, de la construction, de l’agriculture et du commerce, est à la base de cette évolution. Il a relevé en outre, que l’inflation s’est établie à 15,4 % contre une cible projetée de 17 %.
 Sur le marché des changes, Masangu Mulongo a noté une appréciation de 0,5 % du FC par rapport au dollar américain, d’une année à l’autre.


 Au tableau des finances publiques, il retient que l’exercice budgétaire 2011 s’est soldé par un léger déficit de 1,6 % du PIB. Ce qui pour lui, dans ce contexte de la crise d’aujourd’hui provoquée par le surendettement des Etats, montre que ce résultat respecte les normes internationales de bonne gestion des finances publiques.
 Il s’est dit satisfait de l’évolution du secteur extérieur où il a relevé le bon comportement de la balance des paiements. Une évolution attribuable aux exportations de cuivre et de cobalt, malgré le ralentissement de la croissance, notamment en Europe et aux Etats-Unis. En outre, il a fait observer que la politique de change a été menée dans un contexte électoral marqué par d’importants paiements en devises en faveur de l’Etat et de ses fournisseurs.
 Concernant l’évaluation du processus du lancement de nouvelles coupures à valeur faciale élevée adaptées aux besoins de l’économie, Jean-Claude Masangu s’est dit satisfait des rapports positifs encourageants provenant de toutes les provinces, où les craintes ont été balayées par la réalité sur le terrain.

J.R.T.  

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