Bas-Congo : déjà 139.15O $ pour le monument de Kasa-Vubu

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Dans le cadre du jubilé d’or de l’accession de la République Démocratique du Congo à l’indépendance, le jeudi 3O juin 196O, marquant la fin du règne du Royaume de Belgique  dans ce grand pays  au cœur de l’Afrique, la province du Bas-Congo s’empoie à donner un relief particulier à l’événement. C’est dans cette optique que le gouvernement provincial a pris l’initiative d’ériger dans la ville de Boma un monument en mémoire de Joseph Kasa-Vubu, 1er Chef de l’Etat de ce pays, ancienne propriété privée du Roi Léopold II. Le choix de la ville de Boma est bien indiquée dans la mesure où c’est là que mourut Kasa-Vubu, le 24 mars 1969, dans l’oubli total.

Le gouverneur du Bas-Congo, Simon-Floribert Mbatshi Batshia, a eu à sensibiliser les responsables des entreprises étatiques, paraétatiques et privées, ainsi que la section provinciale de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) à contribuer à l’édification de ce monument. Mordant à l’hameçon, tous se sont retrouvés autour de l’autorité provinciale. Les premières souscriptions s’élèvent déjà à 139.15O $ en espèces. Ces fonds sont partis de 22.OOO $, contribution des Imprimeries Kin Presse jusqu’à 2O.OOO Fc versés par Massamba alias « Evénement », pour le compte des Marcheurs de Matadi.

Tout en remerciant ceux qui ont manifesté leur bonne volonté à participer au financement de la construction de ce monument tant attendu dans la province du Bas-Congo en mémoire de Joseph Kasavubu, le gouverneur Mbatshi a signalé que le registre reste ouvert. Il a promis d’inviter tous les souscripteurs à l’issue des travaux de génie civil pour leur expliquer l’utilisation de leur argent. Cette restitution, a-t-il insisté, aura bel et bien lieu. Par cette contribution financière, on aura fait  l’histoire vivante de la République Démocratique du Congo dont les générations futures se souviendront toujours .

S’adressant aux contribuables, Simon-Floribert Mbatshi Batshia a dit : ‘’ Soyez fiers de ce que vous venez de faire aujourd’hui. C’est une construction de l’histoire de votre pays. Vous y avez participé. Demain, vous verrez  ça vous-mêmes. Après 30 ans, d’autres gens vont passer, ils verront ce monument. Ils ne sauront le voir que parce qu’il a existé des personnes qui ont mis la main à la poche pour réaliser cette œuvre de haute portée historique … Au moins, vous n’allez jamais mourir dans votre pays sans avoir fait son histoire »  Il sied de souligner que cette initiative était attendue avec impatience.                                                                                        

LUZOLO   N’ZEKA (CP)

 

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