Barrage de Kakobola : Ingele rassure le Kwilu

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Après le report du vendredi 3 novembre dernier, c’est hier lundi que le ministre de l’Energie et Ressources hydrauliques Ingele Ifoto est venu rencontrer les préoccupations des députés lui posées le mercredi passé en marge du débat général au sujet du barrage de Kakobola.

Avant de se livrer au dur exercice d’apporter des réponses aux questions posées, le ministre a résumé les interventions des députés en 5 points, à savoir :

– Les études préalables ;

– La maîtrise, la stabilité, et la durée de vie de l’ouvrage ;

– La sélection du constructeur dans les projets Kakobola et Katende ;

– Le financement ;

– L’opérationnalisation.

           

Concernant les études de faisabilité, le ministre Ingele Ifoto a rassuré que des études ont été réalisées avant la construction de la centrale hydroélectrique. Des études préliminaires ont été même réalisées dans les années 80 par la société allemande ICN en collaboration avec la SNEL. Tout comme celles de faisabilité technique, économico-financière et d’impacts environnemental et social.

Pour ce qui est du financement, il a indiqué que Kakobola bénéficie de deux lignes de crédits séparés. Le premier crédit est de 42 millions USD, montant octroyé en août 2010. Tandis que le deuxième crédit de 40 millions USD, alloué en mai 2015, concerne le tirage des lignes de transport de l’énergie vers Kikwit, Gungu et Idiofa. Ce financement concernait aussi l’implantation des réseaux de distribution.

S’agissant de la maîtrise de l’ouvrage, il a soutenu que le gouvernement tient son rôle en édictant la structure actuelle de la centrale, valide les études et les spécialisations techniques, assure le suivi et le contrôle de l’exécution des travaux et des contrats.

Quant à la stabilité, il a rassuré que les études avaient conclu à une géologie complexe. Et suite aux faiblesses et difficultés rencontrées, le constructeur a dû mener des investigations supplémentaires, spécifiques et approfondies en collaboration avec la SNEL et en accord avec un panel d’experts de la Banque mondiale. Ce qui a permis de renforcer la stabilité des assises des ouvrages par l’injection d’un bêton spécifique indéformable.

Pour ce qui est de la baisse d’intensité que le barrage connaitrait en saison sèche, le ministre de l’Energie a dit que l’intervenant a été abusé par sa source. L’ouvrage gardera intacte sa puissance installée à 10,5 MW quelle que soit la saison. Avant de donner des détails sur les difficultés à transporter l’énergie vers les consommateurs. Logiquement c’est la ville de Kikwit qui aura le gros des parts, suivie d’Idiofa et de Gungu.

 

Trois conditions à observer pour créer une église

 

            Enfin, peut-on parler du réveil de l’Etat congolais ? Après avoir laissé faire ou assisté impuissant, voire être complice de tous les désordres qui se déroulaient à travers notamment les pollutions sonores qu’endurent des décennies les populations urbaines aussi bien pendant la journée que la nuit, le gouvernement semble cette fois-ci se réveiller pour y mettre un terme.

C’est à travers la nouvelle loi, celle modifiant et complétant la loi n°004/2001 du 20 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif (asbl) et aux établissements d’utilité publique, présentée le lundi écoulée par le ministre d’Etat à la Justice Alexis Thambwe Mwamba devant les députés nationaux. C’était la réplique aux préoccupations lui posées en marge du débat général sur le projet de loi dont il sollicite l’adoption par le parlement.

Parlant singulièrement des églises, Alexis Thambwe a reconnu et dénoncé le comportement constaté dans le chef de nombre des pasteurs qui, au lieu de promouvoir l’harmonie familiale et la paix sociale, ont plutôt contribué à la délinquance juvénile dans plusieurs familles et provoqué des dislocations dans la société. Raison pour laquelle l’Etat a jugé bon de revoir la réglementation en la matière. Voilà la raison de l’initiative de la présente loi.

Pour ce faire, la loi met désormais des gardes fous pour non seulement mettre fin aux désordres qui règnent en matière de prière, mais également prévenir pour l’avenir. Ainsi, la nouvelle loi impose trois conditions à observer pour créer une église en République démocratique, à savoir :

– Le représentant légal ou pasteur responsable qui veut ouvrir une église en RDC a l’obligation de prouver l’existence d’une nouvelle doctrine religieuse que des églises ayant précédé n’ont pas ;

– Le pasteur doit prouver qu’il a un diplôme en théologie ;

– Le lieu de culte doit être fermé, de sorte à éviter des troubles sonores aux gens qui habitent dans les alentours.

En plus, le gouvernement se propose d’initier désormais une enquête sur le lieu où l’église voudrait s’installer avant d’octroyer une autorisation.

Dom

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