Barnabé : des questions sans réponses, mais qui pilote l’organisation criminelle ?

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Le feuilleton médiatique et judiciaire du nommé Barnabé Milinganyo soulève, au-delà de sa condamnation formelle, plusieurs questions qui demeurent sans réponses. Ses propos, lourds de menaces envers l’institution « Président de la République », réputée constitutionnellement inviolable, laissent plus d’un observateur pantois.

Lorsque l’homme martèle, à haute et intelligible voix, que si le Chef de l’Etat ne démissionne pas, il y aurait un bain de sang au pays, à quoi fait-il allusion ? A une guerre ? A une rébellion ? A un coup de force ? Les autres questions qui viennent à l’esprit sont celles-ci : qui a programmé des tueries massives au pays ? Et pourquoi ?

                  « Président akolia mbuma » ! Traduisez, en français facile : « Le Président va être tué par balle ! ». Dans les milieux des hommes en uniforme comme dans celui du commun des Kinois, un tel discours signifie la mort par balle, sans appel.

                  Questions : qui a décidé de mettre brutalement fin aux jours de Félix Antoine Tshisekedi ?  Existerait-il une organisation criminelle déjà mise en place pour la réalisation de ce dessein macabre ? Par qui serait-elle pilotée ? Qui la financerait ? Qui seraient les exécutants de la sale besogne ? Où se trouverait leur quartier général ?

                  Selon le témoignage d’un de ses intimes, qui s’est présenté sous l’identité d’Eric Bukula, les menaces de Barnabé Milinganyo sur la personne du Chef de l’Etat remontent à une période plus ou moins longue. L’intéressé, souligne-t-il, ne cessait d’en parler à longueur de journée, au point d’en faire pratiquement une fixation. En dépit de ses tentatives de le raisonner, il faisait la sourde oreille.                  On peut penser, au regard d’un tel entêtement, que la décision d’éliminer physiquement le Président de la République aurait peut-être été arrêtée au cours d’une réunion, restreinte ou élargie, d’un laboratoire politique. Augustin Kabuya, animateur d’une matinée politique samedi, a pointé du doigt le FCC. D’où, comme l’a suggéré un des avocats de la partie civile lors du procès de Barnabé Milinganyo, ce criminel en puissance n’a certainement pas tout dit. Il y a lieu que les « services » et la justice se remettent au travail pour approfondir un dossier qui n’a pas encore, visiblement, livré ses secrets.                                                                                      Kimp

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