Baptême du livre « Marketing et Gestion des partis politiques »

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DSCN0912« Marketing et gestion des partis politiques : stratégies pour la conquête, l’exercice et la conservation du pouvoir issu des élections démocratiques » : c’est le titre de l’ouvrage de Jérôme M. Bonso, dont le vernissage a eu lieu vendredi 11 juillet à l’hôtel Venus de Kinshasa, dans la commune de la Gombe.

 Editée par la Linelit, cette publication de 224, pages,  préfacée et postfacée par le professeur Elikia M’Bokolo et Mwayila Tshiyembe, aborde l’épineuse question de la problématique des élections démocratiques, leur organisation et l’annonce des résultats.

En d’autres termes, l’auteur, fort de son expérience d’animateur de la société civile et d’expert en systèmes électoraux, édicte des principes, des stratégies, des méthodes innovants sur la manière de conquérir, exercer et conserver le pouvoir issu des élections démocratiques à tous les niveaux, sans démagogie, tricheries ni compromissions.

Dans   cet ouvrage subdivisé en neuf parties, l’auteur aborde successivement les contextes, la débâcle organisationnelle et l’instrumentalisation politique des échéances électorales de 2006 et 2011.

Il démontre à suffisance que la réussite ou l’échec d’un candidat au scrutin, n’est pas lié à sa personne, mais plutôt tributaire de la qualité des stratégies et du marketing mis en route.

 Par ailleurs, dans un style simple et pédagogique, selon les avis de la critique qui recommande la lecture de cette nouvelle publication, Jérôme Bonso  fait une analyse comparative  du marketing commercial et du marketing politique ou électoral.

Dans cette publication, l’auteur trouve dans les élections un énorme marché où s’applique la loi  de l’offre et de la demande politique, qui veut que tout projet de société provenant d’un candidat ou d’un parti politique, soit soumis au souverain primaire de façon réaliste et réalisable, afin que ce dernier y adhèrent, persuadé de la qualité de l’offre lui faite.

Critiques favorables

 Pour sa part, le professeur Joseph Mbelolo, Recteur à l’Université chrétienne de Kinshasa (Ucekin), a dans sa critique fait savoir que ce livre au titre  évocateur est une sorte d’interpellation de différents dirigeants du pays dans l’exercice de leur travail. Bien que la RDC compte plus de quatre cent partis politiques, Mbelolo constate malheureusement que la population ne voit pas encore leur impact sur son vécu quotidien.

A son avis, plusieurs acteurs politiques se lancent dans des débats inutiles, des banalités qui ne profitent en rien à la population.

Ainsi, le sous-titre de cet ouvrage, selon Mbelolo,  est un accent mis  sur les préalables de la conquête démocratique du pouvoir, car l’avènement d’une société démocratique repose  sur la vérité des urnes. Une culture que le peuple congolais est appelé à promouvoir, à  pérenniser et à  ancrer comme valeur.

Enfin, en tant que chercheur chevronné, Mbelolo a estimé que cette publication  à la fois outil de travail pour tout chercheur  et pédagogique  pour n’importe qui, s’inscrivait dans la droite ligne de l’histoire même de la démocratie que la RD Congo    doit à tout prix rechercher.

             Dans sa recension,  rendue par le professeur Philippe Biyoya, tout en saluant cette œuvre de l’esprit, a suggéré  que lors de la prochaine édition ou publication, que l’auteur prenne en compte d’autres réalités qui ont été ignorées, certaines à cause de l’abondance de la matière. Notamment, la notion de la stratégie d’alliance et de coalition, cela du fait qu’il est prouvé qu’on ne gagne jamais les élections seul, ou encore que l’auteur intègre absolument la part des médias, vecteur important de l’opinion.

            D’après Biyoya, sans les médias, il n’y a point d’opinion. Et les exemples sont légion en cette matière. Il a pour cela mis en exergue les élections gagnées par l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, grâce aux médias de Murdock et Barack Obama, l’actuel président américain, qui doit sa réussite électorale aux médias sociaux que lui et son équipe de campagne, avaient utilisés abondamment.

            Sociologue jusqu’au bout des ongles, le professeur Emile Bongeli s’est d’abord dit intrigué à l’égard de l’invitation lui adressée  du fait de la méfiance qu’il a parfois éprouvée en tant que homme politique vis-à-vis des organisations de la société civile.

            Cependant, après avoir lu l’ouvrage, Bongeli  s’est dit totalement  conquis et impressionné par  son  caractère simple et pédagogique, étant donné qu’il présente la science appliquée à la situation de la RD Congo.

Ainsi, il a promis à la fois  de l’intégrer dans ses enseignements et d’inviter son auteur à participer à ses  enseignements à chaque fois que cela sera nécessaire.

            D’autre part, en tant qu’acteur politique, Emile Bongeli a plaidé pour que tous les acteurs politiques,  de la majorité comme de l’opposition,   s’investissent à créer un système politique capable de faire de la RD Congo, un pays démocratique.

            Car, a-t-il ajouté, chaque pays porte la marque de la démocratie lui imprimée par ses acteurs politiques.

  Malheureusement, dans le contexte bipolaire congolais, l’espace politique est marqué par l’arrogance de ceux qui sont au pouvoir et l’énervement de ceux de l’opposition, qui ne permet pas l’éclosion d’une société démocratique.

            Les uns et les autres se regardent avec beaucoup de méfiance au détriment de l’intérêt supérieur du pays, alors que la démocratie se construit sur base de la force des idées qui doivent répondre aux attentes de la population.

Dans son mot de remerciement, Jérôme Bonso a dit toute sa gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la matérialisation de son ouvrage et promis de prendre en compte toutes les critiques exprimées.

            Il a pour conclure invité les médias congolais, faiseurs d’opinions, au regard des résultats de son analyse, à bannir l’expression « candidat malheureux ».

            Une expression qui ne rend pas du tout compte de l’échec électoral, car, ce n’est pas l’individu ou candidat qui échoue, ce sont  plutôt les stratégies, tactiques et méthodes utilisées qui n’ont pas fonctionné.

 

    Perside Diawaku et VAN     

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