Bancarisation des salaires des enseignants de l’EPSP : Ecobank et Acces bank : un calvaire pour les enseignants

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 Un spectacle pitoyable et révoltant que celui de voir, jeudi 02 août 2012, des enseignants de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.) – formateurs des jeunes qui sont l’avenir de notre pays – affamés, visiblement épuisés par la chaleur et une attente interminable, jeunes et vieux, femmes et hommes indistinctement mêlés et assis ou couchés sur le sol, en train d’attendre pendant toute une journée, la paie de leurs salaires du mois de juillet 2012. Malgré la poussière suffocante soulevée par des véhicules, sous un soleil caniculaire il s’efforça de tenir bon jusqu’à ce qu’on  veuille bien les servir.

 Facilement on penserait à un troupeau des mendiants – ou tout au moins des grévistes – en quête d’aumône. Tellement il y avait des violentes bousculades dans la mêlée qui s’efforçait de s’aligner sur l’avenue du Livre à son croisement avec l’avenue des Huileries, à la Gombe, devant un portail dérobé de la banque « Acces bank ».
 En effet, les employés de cette banque ont expliqué que leur institution n’avait pas un espace suffisant pour contenir toute cette masse dans ses installations. Nos reporters y sont descendus pour apprendre que c’est depuis une semaine que ce désolant spectacle est organisé par cette banque depuis qu’elle a été choisie par le gouvernement pour procéder à la paie des agents de plusieurs ministères, dont celui de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.). Par  contre, les caissiers commis à ce travail prennent tout leur temps, disant qu’en matière d’argent il ne faut jamais être pressé. Pour envenimer la situation, l’agence de l’Ecobank de Limeté – une  autre banque choisie pour exécuter la paie des enseignants – s’est trouvé dans l’incapacité de procéder à cette paie le jour fixé, alors qu’elle avait fait attendre les enseignants depuis toute une semaine avec le remplissage des fiches. Elle s’est organisée avec « Acces bank » pour lui déverser la masse d’enseignants qu’elle devait payer.

Infrastructures insuffisantes pour servir un grand nombre de clients

 Mis au courant de cette situation, nos reporters sont descendus à Limeté où ils ont constaté la véracité des faits en dialoguant avec les enseignants et les employés de cette agence de l’Ecobank. Ils sont ensuite rentrés au siège de l’Ecobank sur l’avenue Ngongo-Lutete, à Gombe, pour un surplus  d’information. La situation trouvée au siège n’est pas très éloignée de celle constatée devant le siège de la banque « Acces » : un nombre indéterminé d’enseignants traînait toujours devant la grille de la banque, sous le soleil, avec leurs formulaires à remplir en main, attendant qu’on s’occupe d’eux. En accédant au troisième étage où les enseignants sont payés au compte gouttes au prix de rudes empoignades, nos reporters on trouvé une grande salle, bondée d’enseignants qui criaient à tue-tête. 
 La climatisation avait du mal à fonctionner dans cette grande salle et l’air était devenu pesant. Les enseignants trouvés sur le lieu se sont plaints  amèrement, particulièrement les plus âgés, tout en précisant qu’ils vivent ce désordre depuis le début de la semaine et ne savent pas quand ils allaient entrer en possession de leurs salaires. A la fin nos reporters, malgré l’effort fourni, n’ont pas pu trouver un seul responsable à même d’expliquer et justifier cette situation.

RSK 

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