Baidessou Soukolgue succède à Denis Kadima à la tête de l’EISA

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Après avoir passé plus de 20 ans à la tête de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA) Denis Kadima Kazadi, nouveau président de la Commission Electorale nationale indépendante congolaise, a passé le flambeau à Baidessou Soukolgue. Cette passation du bâton de commandement a eu lieu pendant le 15ème Symposium annuel qui s’est tenu du 23 au 24 novembre à Abidjan sous le  thème : «Contribuer à des élections crédibles en Afrique par l’amélioration des pratiques de l’observation électorale internationale». Au regard de ses nouvelles responsabilités en République Démocratique du Congo, Denis Kadima a estimé que le temps était venu de passer la main.

         «Après plus de 20 ans à EISA, dont j’ai assumé la direction exécutive pendant de longues années, j’ai été désigné pour présider aux destinées de la Commission Electorale Nationale Indépendante de mon pays. En endossant ces nouvelles charges, je renonce donc à mes responsabilités exécutives au sein de EISA. C’est donc, ici, le lieu de vous remercier, chers collègues et partenaires techniques et financiers, pour votre constant appui qui aura permis de hisser EISA où il est aujourd’hui.

         Dorénavant, les charges de Directeur Exécutif seront assurées par Baidessou Soukolgue (de nationalité tchadienne), qui a été nommé par le Conseil d’administration. Il connait l’organisation, ses programmes et partenaires et je suis convaincu qu’il a les atouts et les qualités pour assumer au mieux cette responsabilité, pour laquelle il aura besoin de votre soutien et de votre implication. Quant à moi, sachez que vous pourrez toujours compter sur mon soutien. Je serai l’ambassadeur de EISA partout où j’en aurais l’occasion». 

         Denis Kadima Kazadi, qui a dirigé l’EISA avec succès, est revenu sur quelques faits saillants ayant marqué le parcours de cette organisation. Il a fait savoir que depuis sa création en juillet 1996, EISA s’est imposé comme une institution de premier plan et un acteur majeur dans le domaine des élections et des questions liées à la démocratie sur le continent africain. Il s’agit du suivi des processus électoraux,  de l’appui aux processus législatifs, du  renforcement institutionnel, du renforcement des capacités des acteurs politiques et citoyens, de la prévention et gestion des conflits électoraux.

C’est dans ce contexte que l’Institut a entrepris d’organiser chaque année un symposium autour des questions et sujets liés aux élections, à la gouvernance démocratique et au renforcement institutionnel. Pour cette année, ils se sont penchés sur « la contribution de l’observation électorale internationale à la crédibilité des élections en Afrique ».

         Face aux mutations du contexte politique et électoral dans la plupart des États et aux critiques de plus en plus virulentes à l’endroit de l’observation électorale internationale, Denis Kadima a estimé qu’il était opportun d’en discuter, afin de tirer des leçons et d’adapter la pratique pour la rendre plus pertinente et utile à l’ancrage démocratique des États.

         Avec la numérisation des pans entiers du processus électoral et l’avènement de la pandémie du Covid-19 et son cortège de restrictions, l’observation électorale se doit de s’adapter. Et c’est à tous d’explorer les bases susceptibles de contribuer à définir des axes d’adaptation de la pratique de l’observation électorale qui demeure, en dépit des critiques, essentielle dans le paysage électoral de chaque  État.

         Il faut indiquer que ce symposium s’est tenu après celui de Johannesburg en Afrique du Sud en 2020. Il a coïncidé avec la célébration des 25 ans de l’EISA présidées par Jonathan Goodluck, ancien président du Nigeria. Il a connu la participation de plusieurs experts internationaux et autres responsables d’institutions d’appui à la démocratie venus de différentes régions du continent.

Yves Kadima

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