Bagarre entre enfants: une mère accusée d’avoir remis une machette à son fils

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Aimée Boteke est poursuivie par Christian Ndawa pour avoir donné une machette à son fils Bola Mardochée lors  d’une bagarre intervenue dans un coin de Tshangu  en date du 22 décembre 2014. Grièvement blessé à la tête ce jour là, le jeune homme s’appuie sur sa génitrice pour la représenter à la barre. La  prévenue  nie les faits mis à sa charge. En raison du changement des membres de la composition du tribunal commise au  traitement de ce dossier, la plaidoirie de cette affaire enrôlée au Tribunal de Paix de Ndjili sous RP 14297 a été précédée par un  exposé des faits et la lecture des PV des audiences antérieures.

Appelé à prendre la parole, l’avocat de la victime  a affirmé qu’en date du 22 décembre 2014, la mère de Christian Ndawa, malade ce jour là, dormait. Une pluie des pierres s’abattait sur leur maison. Entre-temps, sa fille se battait avec la sœur de Bola Mardochée. Quand  Ndawa a voulu s’enquérir de cette situation, a indiqué ce juriste, ce jeune homme  s’était  trouvé en face de Bola et ce dernier avait lâché avoir gardé une dent contre lui.

 Il a signalé  que les gens s’étaient interposés pour séparer les deux jeunes gens qui avaient  regagné leurs domiciles respectifs. Il a ajouté  que la mère de Bola avait donné ensuite  une machette à son fils, lui intimant  l’ordre de blesser Christian. Portée au Parquet Ndjili, cette affaire enregistrée sous RP 14443  avait connu un peu de flottement par la faute d’un magistrat qui s’était opposé à la décision de son collègue, a précisé ce juriste.  Finalement, la prévenue a comparu au Parquet.

             Lors de la première séquence, le sang n’avait pas coulé. Et que leurs contradicteurs n’ont  pas été en mesure de citer des témoins à décharge.

            C’est suite à la  complicité de la prévenue, a martelé cet avocat,  que Christian Ndawa s’en est sorti avec une blessure à la tête. S’attardant sur le séjour du fils de la plaignante dans plusieurs hôpitaux et les examens au scanner subis par Ndawa, il a fait savoir  que  les dommages intérêts de l’ordre de 20000 dollars sollicités par sa cliente  ne vont pas réparer entièrement le préjudice subi par la victime mais dissuaderont  d’autres personnes de refaire de tels actes. Il  a demandé aux juges de réprimer sévèrement la prévenue.

            Le  conseil de Boteke a affirmé  que la partie civile ou mère de Christian avait été empêchée par sa copine d’aller chez sa voisine. Etant parvenue à franchir cette « barrière », elle  s’était trouvée  face à Bola placé devant  la porte de leur maison.

            Bola et Ndawa s’étaient bagarrés et le fils de la plaignante avait été renversé à terre et en tombant, a-t-il signalé, s’était blessé car il y avait juste à côté une maisonnette en tôles.

            Il a affirmé que sa cliente était allée chercher  des policiers.  Selon lui, on ne peut pas parler de « participation criminelle » en ce qui concerne sa cliente car il n’y a pas eu des traces de l’existence de la machette.

            En arrivant sur les lieux, a ajouté cet avocat, le premier réflexe des policiers était de faire une enquête pour voir  par exemple  si on a recouru à des armes blanches pendant la bagarre.

            A l’en croire, comme le ministère public n’a  pas été en mesure d’établir clairement la culpabilité de sa cliente, les juges devraient acquitter la prévenue.

            Exhibant  une  photo de Ndawa en sang, l’organe de la loi s’est prononcé pour la condamnation de la prévenue à six mois de SPP et au paiement d’une somme de 300000 francs.

                            JPN

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