Aviation Civile : l’OACI cote  positivement l’Aéroport international de N’djili

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L’audit  de sûreté initié  la semaine dernière par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), à l’aéroport international de N’djili de Kinshasa, a été sanctionné par une note positive, a révélé   à l’ACP, le commandant de cet aéroport, Dieudonné Mayaya Kawasa. Les auditeurs de cette structure dont l’identité n’a pas été dévoilée, ont encouragé les efforts fournis par les autorités de cet aéroport qui, en un temps record, ont pu dissiper tout ce qui aurait pu paraître comme Problème Grave de Sureté (PGS), a indiqué le commandant.

Selon lui, aucun PGS n’a été enregistré lors du passage des auditeurs qui ont invité la Régie de voies aériennes (RVA)-Aéro-N’djili, à maintenir ce niveau et à faire plus, tout en formulant des recommandations, pour une amélioration continue  de la sûreté dans ce plus important aéroport du pays. Ces exigences expliquent la rigueur actuelle observée à l’aéroport international de N’djili, dans le but d’asseoir la culture de la sûreté, a fait remarquer le commandant Dieudonné Mayaya Kawasa.

A cet effet, les auditeurs de l’OACI ont exigé que cet effort soit soutenu et maintenu, avant de saluer les efforts fournis. Par ailleurs, la culture de la sûreté sur l’aviation civile, selon Mayaya, est apparue il y a quelques années à la suite des incidents, des attaques et des actions illicites. Pour parer à cette situation, les gens ont adopté une certaine tenue, une autre façon de se comporter, un autre mode de vie, à l’aéroport. Les instructions y relatives ayant été élaborées, diffusées et acceptées, doivent être respectées quel que soit le rang social. La sûreté ne reconnaissant pas le grade ou une quelconque dignité, a exigé l’OACI citée par Dieudonné Mayaya Kawasa.

Cependant en RDC, certains hauts gradés ou des personnes socialement élevées pensent qu’ils peuvent se passer de procédures ou de normes internationales de l’aviation civile. Lorsqu’ils se rendent sous d’autres cieux, ils observent scrupuleusement les règles, selon le constat fait par les experts de l’OACI qui ont exigé le soutien de tous au respect des normes internationales en la matière.

 

Des signes distinctifs exigés pour accéder au tarmac

 

Les normes de l’aviation civile exigent à tout usager de l’aéroport le port obligatoire d’un signe distinctif (un badge et un gilet), avant d’accéder au tarmac. De même, les véhicules doivent porter des gyrophares (des écritures permettant de l’identifier à distance) et une vignette, a précisé le commandant Dieudonné Mayaya Kawasa, saluant au passage certaines hautes autorités nationales qui ont envoyé des véhicules pour des vignettes.

« Si les résultats de l’audit de l’OACI avaient été négatifs, la RDC serait placée sur une liste noire en matière de sûreté. La conséquence serait que les assureurs allaient tripler les primes d’assurances des compagnies aériennes, qualifiant par ce fait les aéroports congolais de zones à hauts risques. Ces compagnies seraient, à cet effet, obligées de délocaliser leurs vols, en abandonnant ainsi l’aéroport international de N’djili, a fait remarquer le commandant. « Heureusement, N’djili a échappé à cette mauvaise note », a conclu le nouveau commandant de l’aéroport de la capitale de la RDC.

Michel LUKA

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