Audit du fichier électoral : le toilettage n’est pas fini

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Ceni_1La mission internationale d’audit du fichier électoral de la République Démocratique du Congo a clôturé la première phase de ses travaux d’audit dudit fichier, le samedi 1er août 2015, au siège même de la Commission Électorale Nationale Indépendante. Elle était supervisée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), sous la direction du général SIAKA SANGARE. Ce dernier a, après la clôture des travaux avec les membres du bureau et de la plénière, animé une conférence de presse en compagnie de Samy Badibanga, représentant de l’Opposition parlementaire, et Francois Nzekuli Kaburabusa pour le compte de la Majorité présidentielle. Cette conférence avait pour objectif de présenter le rapport de l’audit externe du fichier électoral congolais.

D’entrée de jeu, il a fait le point de 15 joues des travaux (du17 au 31 juillet 2015). Il a, félicité la CENI pour le travail de grande envergure réalisé lors des opérations de la « fiabilisation du fichier électoral » et de la « stabilisation de la cartographie opérationnelle ». Il a, en outre, souligné que les efforts consentis par la Ceni lors desdites opérations ont permis de faire un travail de qualité, conformément aux termes de références qui répondent aux normes internationales. Le général Siaka Sangare a déclaré à la presse : «nous avons franchi une étape importante, bien qu’on ne peut pas donner un point de vue pour le moment ».

Dans son compte rendu, le général Siaka a souligné que durant deux semaines, les membres du Comité ad hoc (Experts de l’OIF, membres de la CENI, les représentants de la Majorité, de l’Opposition parlementaire et extra- parlementaire ainsi que la Société Civile) ont  fait  une analyse approfondie de dès l’inscription des électeurs, de la démographie de la RDC, des différentes données mises à leur disposition. Ainsi, ces donnés ont été étudiées sous toutes les dimensions, notamment technique administrative, économique, etc.

 

Les anomalies et faiblesses constatées

 

Il a aussi relevé certaines anomalies auxquelles la Ceni et les autorités congolaises doivent faire face afin d’avoir un fichier électoral transparerent. Parmi les anomalies, on note les doublons à un niveau très faible ; les électeurs sans photos, sans empruntes digitales (pour qui, il faudrait recueillir les empruntes digitales afin d’obtenir un fichier avec des éléments complets.

Lors des échanges avec la presse, les questions sur les électeurs décédés et l’enrôlement des nouveaux majeurs ont été évoquées. Répondant à ces préoccupations, le chef de mission a souligné que ces  personnes décédées doivent être radiées du fichier électoral. Cependant, il faut se poser la question de savoir comment faire, étant donné qu’en RDC, « l’Etat civil » pose problème. Ainsi, la mission a demandé à la CENI de déclencher le processus de la révision de la liste afin d’éliminer les électeurs décédés.

Quant à l’enrôlement des nouveaux majeurs, ces derniers doivent être pris en compte pour ces échéances électorales. Bref, ils doivent être enrôlés, c’est leur droit et il faudrait aussi intégrer les Congolais qui ont regagné le sol de leurs ancêtres.

Interrogés au sujet du rapport présenté par le chef des missions de l’OIF, Samy Badibanga de l’Opposition et Francois Nzekuli Kaburabusa de la Majorité présidentielle ont  eu le même langage. Ils ont dans leur intervention martelé qu’ils ne peuvent donner des conclusions ou encore des appréciations sur un travail fait en partie. Ils attendent tous la dernière phase qui interviendra au mois de septembre.

« On ne peut pas parler de satisfaction ou pas pour l’instant. Cependant, nous avons parlé des problèmes des nouveaux majeurs, des décédés et autres », a indiqué Samy Badibanga.

« On a le même point de vue avec l’Opposition. Le vrai problème, c’est l’enregistrement des nouveaux majeurs», a déclaré François Nzekuli.

Dorcas NSOMUE

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