Au-delà des messages de Kengo et Boshab

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Les sorties de Léon Kengo et Evariste Boshab, le mardi 15 mars 2011, à l’occasion de la dernière rentrée parlementaire de la législature en cours, alimentent encore les débats au sein de la classe politique congolaise. Les observateurs ont noté le souci de l’un et l’autre de voir le processus électoral atterrir en douceur. Pour le président du Sénat, l’une des réponses pressantes à apporter aux attentes des masses doit être une plus grande visibilité des actions sociales à mener grâce aux dividendes additionnels résultant de l’effacement de notre dette extérieure, estimée au 30 juin 2010 à plus de 13 milliards de dollars américains.

       Léon Kengo s’est voulu correct en appréciant les efforts déployés par l’exécutif national pour respecter ses engagements vis-à-vis des institutions financières internationales. Son interpellation, au sujet des conditions de vie encore précaires de l’écrasante majorité des Congolaises et Congolais, est à comprendre comme une invitation aux gouvernants de porter une plus grande attention aux opportunités d’allègement du fardeau social des plus démunis. L’autre lecture d’un
tel message est que le président de la Chambre haute du Parlement en appelle à une plus grande mobilisation des ressources internes et à leur gestion prudente en matière de satisfaction des priorités.

       L’on sent que, quelque part, Léon Kengo milite pour la réduction réelle de la pauvreté, de manière que nos concitoyens se présentent aux scrutins de 2011 libérés des problèmes élémentaires de survie, notamment ceux liés à la nourriture, au logement, aux soins de santé, au transport, à l’éducation.
       Quant à Evariste Boshab, il a articulé son propos autour des rumeurs de nature à diviser les Congolais autour de la gestion du processus électoral. Son message relatif au caractère inclusif de la loi électorale a eu le mérite d’apaiser de nombreux esprits, déjà fort agités à l’idée que certains compatriotes en seraient exclus, au motif qu’ils seraient frappés par la limite d’âge. L’autre préoccupation du président du bureau de l’Assemblée Nationale concernait le débat démocratique au sein de cette institution. De son point de vue, la liberté de s’exprimer est garantie à chaque député, à charge toutefois pour celui-ci de ne pas verser dans le mensonge, ni la délation. En tout cas, Boshab n’est pas de ceux qui redouteraient ou refuseraient le débat contradictoire. Bien au contraire : la démocratie congolaise a autant besoin des divergences que de
convergences pour s’ouvrir le chemin de la maturité, de l’excellence.
       Pour ce qui est du délai constitutionnel, il a martelé qu’il devrait être respecté par le pouvoir organisateur des élections. D’où l’impératif, pour la chambre basse d’accélérer la mise à disposition de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) d’instruments juridiques indispensables à l’accomplissement de sa lourde et délicate tache consistant à conduire les Congolaises et Congolais vers des élections libres, indépendantes, transparentes et apaisées.

                                                       Kimp

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