Au «Chemin du Paradis» pour l’éternité

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Visages ravagés par la douleur, officiels, personnel du Phare, membres de famille s’adressent pour la dernière fois au patron du « Phare » couché dans son dernier lit.  Les messages d’adieu sont pathétiques et poignants.  Des dames sont en sanglots,  les hommes pleurent en silence. Les gerbes des fleurs s’amoncellent. Il est 12 heures passée  quand le cortège funèbre  quitte l’hôpital du Cinquantenaire  et s’ébranle pour le cimetière. Confronté aux embouteillages qui sont légion sur le tronçon routier qui mène jusqu’aux confins de Mont Ngafula, ce cortège met deux heures pour arriver au « Chemin du Paradis ».  Les membres de famille et autres personnes ayant conduit Polydor Muboyayi à sa dernière demeure doivent attendre pendant plus d’une heure pour déposer le cercueil dans le caveau.  Covid-19 oblige, seul un petit nombre des gens  s’active pour accélérer  les formalités liées à l’inhumation du fondateur du « Phare ».

            Il est quasiment 16 heures  quand la longue attente doublée de l’angoisse prend fin. Le cercueil de Polyfo est déposé dans un caveau. Que c’est dur de se séparer du défunt mais hélas le nombre réduit des gens autorisé à suivre de près la cérémonie d’inhumation de Polyfo se résout à quitter le « Chemin du Paradis ».

            De retour, Le cortège funèbre pris dans les embouteillages a pris plus d’une heure  pour arriver à la résidence du défunt.

            Le responsable du « Chemin du Paradis » devrait  adopter la politique de décentraliser ses services pour mieux servir sa clientèle.

                 Jean-Pierre Nkutu

Registre des condoléances

Patrick Muyaya, ministre de la Communication et

des Médias et porte-parole du Gouvernement

«  A toute la famille biologique de papa Muboyayi,

      Aux journalistes du « Phare «,

     La peine est grande, votre peine, la nôtre, celle aujourd’hui de dire ADIEU à celui qui a été pour nous un père, un guide, un modèle.

       Les mots ne suffiront sûrement pas mais nous pouvons juste dire MERCI à Dieu pour nous l’avoir donné. Merci aussi pour le travail qu’il a abattu pour ce pays.

       Vous comptez sur notre soutien et notre solidarité pour la suite.

       Au nom du Gouvernement de la République, recevez nos mots de condoléances à l’occasion de cette énorme perte.

Que son âme repose en paix.

Modeste Mutinga, ministre des Affaires sociales

« Nous étions des triplés : MUVARO, TOI et Moi-même. Vous n’avez tous abandonné dans la douleur ! Je suis inconsolable.

       Que le Très Puissant Dieu daigne te recevoir dans sa sainte demeure.

       Je ne t’oublierai jamais. ».

Honorable André Ipakala Abeiye Mobiko

«  Mon cher Polydor,

Après avoir mené un grand combat contre la dictature au Zaïre, en RD Congo, et après avoir gagné, Dieu vient de décider de vous rappeler.

Que votre âme repose en paix. »

Jean-Pierre Muakadi Mubemba

Papa Polydor,

Nous voici à l’heure de la séparation. Tu as été pour moi un modèle de probité et d’initiatives, d’indépendance d’esprit et de dignité.

Tu as été un journaliste exemplaire, un homme de convictions et d’engagement. Tu m’as surpris par ton départ brusque. Mais qui suis-je pour juger des décisions divines ? Je te laisse donc partir. Pleurez ne résoudra rien. Je te laisse partir avec le sourire, quoi qu’il m’en coûte. Adieu papa Polydor.

Eric Wemba

Polydor, Muboyayi,

Cher confrère et éditeur,

Nous étions une dizaine des stagiaires venus de l’IFASIC et tu avais jeté ton dévolu sur ma modeste personne. Le geste posé en mon endroit m’a permis de devenir journaliste.

J’ai été marqué par ta rigueur dans le travail et le souci d’éthique et de déontologie que  tout journaliste est sensé avoir toujours en tête. Tu as été et resteras un fervent combattant de la liberté de la presse et de la démocratie.

Les génies meurent mais leurs œuvres sont immortels. Tu avais une plume exceptionnelle.

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