Au centre-ville, on pouvait jouer au foot sur les principales artères

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Comme ce fut le cas le lundi 30 décembre 2013. Alors que les Kinois étaient sur la dernière droite de préparation de la grande fête du nouvel an, c’était la surprise générale d’apprendre ou d’entendre, selon le rayon de la ville où on habitait, que notre chère capitale était prise d’assaut par des « forces rebelles » dont personne ne pouvait comprendre comment elles avaient pu se retrouver le plus facilement du monde à l’intérieur des sites aussi stratégiques que sécurisés comme l’aéroport international de Ndjili, le camp militaire Tshatshi, ainsi que le complexe médiatique d’Etat la Rtnc (Radio télévision nationale congolaise).

Hier, la ville de Kinshasa a connu une situation similaire. Seule différence était que cette fois-ci la cible se voulait le camp militaire Tshtshi d’où partaient des tirs d’armes à feu ayant provoqué la panique généralisée dans la capitale, particulièrement dans la partie ouest de la ville et le centre-ville qui constitue le siège des institutions politiques, des entreprises tant publiques que privées, des organisations internationales, des représentations diplomatiques, ect.

            En effet, les Kinois se sont réveillés sans aucune mauvaise nouvelle en ce qui concerne la sécurité de la ville, et nombreux étaient occupés à vaquer à leurs tâches quotidiennes. Soudain, ils apprendront au tour de midi que ça tirait du côté du camp Tshatshi ! Et ça n’a pas tardé pour que les travailleurs dont le siège d’entreprises se trouvent dans le rayon plus proche, de quitter dans la précipitation afin de se mettre à l’abri du danger. C’est le cas de ceux du centre-ville de la capitale, la commune de Gombe, qui regorge la quasi-totalité des masses laborieuses de Kinshasa.

            Grâce à la magie de la téléphonie mobile, la nouvelle s’est répandue telle une traînée de poudre. Conséquence : la panique généralisée à travers la ville. Chacun cherchait à regagner le ménage, et comme d’habitude le transport devenait de plus en plus rare.

Malgré cette situation, chacun a pu se débrouillé pour regagner à temps son domicile. Et dans peu de temps, toutes les grandes artères se sont transformées  en véritable « désert » offrant ainsi pour la circonstance des terrains de jeu à la jeunesse qui en souffre énormément à cause de l’occupation de tous les espace verts de la ville par des constructions qui de partout tels des champignons.

            Il fallait attendre quelques heures pour voir les autorités apparaitre appelant la population au calme. Mais, c’était tard pour la plupart des affaires qui avaient déjà fermé par précaution afin de prévenir à tout danger éventuel.

            Il importe de rappeler que le mouvement de panique est le énième de la série que la capitale congolaise enregistre depuis une décennie. L’opération dite « Pentecôte », EricLenge, les assaillants de février 2011… et tout dernièrement l’affaire Mukungubila, ce sont là des mouvements marqués par des tirs nourris qui provoquent la panique et troublent la tranquillité des Kinois.

            Qu’est-ce qui se passe réellement ? Pourquoi cela se répète-t-il ? Qui en serait à la base ou tirerait des dividendes ? Comment cela se passe presque dans les mêmes circonstances ? Ce sont là  des questions que les Kinois se posent, et auxquelles ils attendent des réponses par des sources habilitées, en l’occurrence des autorités politiques nationales et provinciales.

Dom

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