Attention avec le retour de dame la pluie : le pire est à venir

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pluieLa ville de Kinshasa s’est réveillée mardi 27 aout,  arrosée par de  fines gouttes d’une  pluie qui est tombée aux premières heures de la matinée. Ce qui rend visiblement compte que la saison sèche appartient au passé et qu’il faut désormais compter  avec le retour de la saison  pluvieuse qui s’annonce comme d’habitude avec son lot de catastrophes et de malheurs. On craint partout des inondations de routes et des habitations, écroulement de pans entiers de maisons, affaissement des sols. La liste est encore longue avec la perte de nombreuses vies humaines. Si petite soit-elle,  cette première pluie a montré que le pire est à venir. Car, aussitôt que les premières gouttes de cette averse qui  a l’avantage de chasser l’épaisse couche de  poussière créée pendant la saison sèche sont tombées, les flaques d’eaux et de nids de poules qui jonchent les routes de la capitale, ont été engorgés d’eau, rendant du coup la circulation difficile à bien des endroits.

Cette première pluie a aussi eu le mérite de mettre à nu toute l’étendue des travaux publics : réparation des routes,  asphaltage, curage de caniveaux et de rivières urbaines, agrandissement de berges et lits, construction de ponts et digues , construction de murs de soutènement pour de zones érosives, etc,      qui auraient dû être fait et qui ne l’ont  pas été pendant la saison sèche.  Alors que la saison sèche est réputée être la meilleure pour ce genre de travaux.   Et comme si cela ne suffisait pas, on se rend compte que certains chantiers sont à l’arrêt.

Travaux sans maitre ?

 Selon plusieurs observateurs, les travaux d’intérêt public à Kinshasa, si pas à travers le pays donnent  l’impression d’être des travaux sans maitre.  Cela  pour la simple raison que ces ouvrages semblent n’être inspectés  par personne avant  leur  livraison. On se demande ce que fait l’Etat commanditaire de travaux au travers ses structures de contrôle spécialisées en travaux publics. Très souvent,  ces travaux exécutés n’importe comment, sans un timing  fixe et dont l’attribution  pour  certains marchés, reste très opaque, impossible de pénétrer le mystère.  Marché accordé parfois à des  entreprises sans une expérience éprouvée en la matière  donnent l’impression d’être soit sur évalués ou sous-évalués. Pour preuve, certains tronçons réhabilités ne résistent jamais au temps et encore moins aux eaux de pluie. Ces travaux faits en surface se dégradent dès les premières pluies. Parmi ces ouvrages grands consommateurs de l’argent public, on peut citer entre autres  la partie de l’avenue Université à haute  de  l’Hôtel Lafayette dans la commune de Ngaba, avec son célèbre « libulu manzengele »qui depuis de lustre ne cesse d’être financé. De  mémoire de Kinois,  on se rappelle plus combien d’argent public ce chantier à répétition a déjà avalé. Est-ce par faute d’une maintenance ou du fait que les travaux l’ont été en surface que cette route ne donne jamais  satisfaction aux nombreux usagers qui se plaignent de bouchons et de nids de poules           ? Et généralement les ou l’entreprise chargée des travaux n’ont jamais rendu compte. Quant aux travaux de bétonnage de lit et de curage de rivières urbaines, ceux de la rivière de la Gombe remontent à l’époque de Laurent Désiré Kabila en 1998. Près de quinze ans après, c’est encore un vaste chantier qui ne va pas s’achever demain. Sur la rivière Basoko au niveau du pont sur l’avenue colonel Mondjiba, ce sera la deuxième fois que la saison de pluie, va réduire à néant la tentative de bétonnage de son lit.   Par ailleurs,  les deux ponts en construction sur l’ex avenue Bokasa et au niveau de la station Moulaert vont causer énormément de désagréments. Il faut  dès lors,  en prévision de la rentrée scolaire, que l’Hôtel de Ville mette en place de voies de déviations afin de fluidifier la circulation à ces endroits. C’est également le cas de l’avenue Komoriko et Bangala dans la commune de Kintambo où les travaux

            L’avenue By Pass par où passent des véhicules de gros tonnage en partance et en provenance du Bas-Congo,  est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Le tronçon entre le Rond-point Ngaba et la Cite Verte est rendu difficile par des nids de poules que l’on ne peut plus compter. Et si jamais cette route était hors d’usage, comme il n’y a pas de routes secondaires, il faut craindre le pire tant pour les usagers de la route que pour les exportations et les importations qui  transitent en majorité par celle-ci. C’est enfin au niveau des travaux d’agrandissement qui s’effectuent sur l’axe Cite Verte-Upn qui posent déjà d’énormes problèmes. Sans une voie de secours, ce sera la galère.

            Bref, à une semaine de la rentrée scolaire, la balle est maintenant dans le camp de toutes les autorités qui gèrent ce secteur, sinon,  les routes de la capitale risquent de devenir des casse-tête pour leurs usagers.

VAN

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