Assemblée nationale : Fayulu, Kamerhe et Vuemba… renoncent à leurs mandats

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Selon une liste rendue publique par le Rapporteur du bureau provisoire de l’Assemblée nationale hier mercredi 6 mars 2019, lors de la plénière de la chambre basse du Parlement, 23 députés ont renoncé à leurs mandats. On a signalé, dans le lot, Martin Fayulu, qui vient de renoncer à son mandat pour des raisons de convenance personnelle.

Il n’est pourtant pas frappé par l’incompatibilité, consignée à l’article 108 de la constitution, lequel interdit aux députés national de cumuler avec ceux de sénateurs ou députés nationaux ou encore de membres du gouvernement.

                  Le candidat de Lamuka à la présidentielle du 30 décembre 2018 a donné mandat à sa suppléante pour siéger à l’hémicycle.

                  Vital Kamerhe, un des meilleurs élus de la République lors des dernières élections législatives nationales, a également renoncé à son mandat.

                  Frappé par l’incompatibilité, le patron de l’UNC a levé l’option de   continuer à travailler aux côtés du Chef de l’Etat comme directeur de cabinet. Il a été remplacé à l’Assemblée Nationale par son premier suppléant.

                  Quant à Jean-Claude Vuemba, il a choisi de siéger comme député provincial à l’Assemblée provinciale du Kongo Central.

                  L’élu de Kasangulu, qui a déjà affiché ses ambitions de conquérir le poste de gouverneur du Kongo central, ne siégera pas à l’Assemblée nationale.  

                  Dans le même registre, Jean-Claude Baende, a renoncé à son mandat de député national pour se focaliser sur sa candidature comme gouverneur de l’Equateur.

                  Par ailleurs, le président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale a annoncé la mise en place des commissions spéciales chargées de valider les mandats des suppléants des 23 députés qui ont renoncé à leurs mandats.

                  Outre la validation des mandats des suppléants, la plénière a également démarré l’examen du projet du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, élaboré par la Commission spéciale placée sous la direction du professeur Evariste Boshab.  

                  L’adoption du Règlement intérieur sera la deuxième étape de l’agenda de travail des députés nationaux, avant l’organisation de  l’élection des membres du bureau définitif de la Chambre basse du Parlement.

                  On rappelle que la Cour constitutionnelle disposera de 10 jours pour examiner la conformité de ce Règlement intérieur avec la Constitution, une fois que le texte lui sera transmis par le bureau provisoire de l’hémicycle. 

ERIC WEMBA

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