Assassinat du chargé de discipline de l’Institut Monako : l’enquête de la police criminelle bloquée

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Va-t-on connaître, la vérité sur l’assassinat du chargé de discipline de l’Institut Monako de Ngiri-Ngiri ? Telle est la question que l’opinion se pose, au lendemain de la découverte, le mardi 19 avril 2011, du corps de Kanga Mazebo Ocean, dans la rivière Ndjili, dans les parages du site touristique Mona Paradis, un lieu d’évasion qui attire beaucoup d’amoureux de la nature. Le corps portait une blessure sur la tête et saignait au nez et à la bouche, ont signalé des témoins. Constat confirmé par des membres de sa famille qui ont relevé que la nuque était gonflée, comme si elle avait subi un coup violent d’un objet contondant.

Un mois plus tard, des pressions s’accumulent sur le Bataillon de la police d’investigations criminelles qui est sur le point, de découvrir les auteurs de cet ignoble crime. En effet, à la suite des enquêtes menées à l’Institut Monako et au site touristique Mona Paradis, cette unité spécialisée de l’Inspection provinciale de la police ville de Kinshasa a interpellé les principaux suspects.

Il y a en premier lieu, la demoiselle Nebassa Lofinda Darla, habitant la rue Tumba n° 12, quartier Lubudi, commune de Bandalungwa, qui passait pour sa copine. Cette élève de la 5 ème secondaire, serait, affirme une source, à la base de la mort de Kanga Mazebo Ocean.
C’est elle qui aurait insisté auprès d’Ocean de participer le dimanche 17 avril 2011, à une randonnée collective à Mona Paradis, en compagnie de ses amis, membres du personnel administratif et enseignant de l’Institut Monako. Et ce, en dépit de son refus justifié par le manque de moyens financiers. Le jeune sportif aurait fini par céder à ses sollicitations, sans s’imaginer qu’il irait là au rendez-vous avec la mort. Une mort atroce, puisqu’il a été tué avant d’être basculé dans la rivière Ndjili.

Pour les enquêteurs, la thèse de la noyade ne peut qu’être écartée. Car, plusieurs faits le prouvent à suffisance. Kanga Ocean ne s’était pas rendu à Mona Paradis pour se baigner. Et même si pareille idée pouvait lui passer par la tête, il se serait logiquement muni d’un savon, d’une serviette, d’un peigne et d’autres accessoires. Extrait de la rivière, le corps du chargé de discipline de l’Institut Monako était recouvert d’une culotte de sport et d’un sous-vêtement. Pas de pantalon jeans, ni des chaussures basket, ni même son téléphone portable ou slip de réserve au bord de la rivière.

Quelques suspects interpellés

Dans le lot des suspects, le Bataillon de la police d’investigations criminelles a également interpellé l’ami de Kanga Ocean avec qui il devait passer le pique-nique à Ndjili-Brasseries. Il s’agit de Fabrice Kunga Manzambi, percepteur à l’Institut Monako, résidant sur avenue Bambili n° 80, commune de Ngiri-Ngiri.
Un autre membre du personnel enseignant sur qui pèsent beaucoup des soupçons, est Mondembe Mongalongo Toubi, préfet et grand-frère du promoteur de cette école, habitant sur Rue Yolo n° 132, commune de Ngiri-Ngiri. Selon une source proche de cet établissement scolaire, ce dernier aurait eu plusieurs fois des démêlés avec Kanga Ocean, au point que le chargé de discipline aurait failli le rosser, n’eût été l’intervention des autres agents de l’école.
Pendant que l’Inspection provinciale de la police s’apprête à lever un coin de voile sur cet assassinat, l’OPJ est assiégé du matin au soir, par des gens décidés à brouiller les pistes et à faire échapper les tueurs de Kanga Ocean.

Nous venons d’apprendre que le suspect Yams, non autrement identifié, qui aurait passé la journée au site Mona Paradis avec le chargé de discipline de l’Institut Monako, s’est volatilisé depuis une semaine, dans la nature. Que se reproche t-il ? Pourquoi ne veut-il pas se présenter à la police pour apporter son témoignage ? Autant des questions qui vont demeurer sans réponse encore pour longtemps.

On se rappellera que le groupe de Yams ne cessait de harceler le père de Kanga Ocean pour réclamer des frais de transport, afin de mener des recherches. On laisse entendre qu’ils se sont présentés au domicile des parents du chargé de discipline, le dimanche, le lundi et le mardi, avant qu’ils n’orientent la famille éprouvée vers la rivière Ndjili où sera retrouvé le corps de leur ami et collègue de service. 

Des fortes pressions sur l’OPJ 
Pourtant, ils étaient avec lui au site Mona Paradis et étaient sensés connaître ce qui lui était arrivé, avant qu’ils regagnent Ngiri-Ngiri.

Toutefois, on ne peut que s’interroger sur les motivations des acteurs de l’ombre qui ont actionné le Parquet de grande instance de la Gombe pour réclamer le dossier, alors que le Bataillon de la police criminelle mène ses investigations sur réquisition aux fins d’enquête établie par le Parquet de grande instance de Ndjili.
Cette volonté délibérée d’entraver les enquêtes, vise comme on le voit, étouffer la vérité qui est sur le point d’éclater dans cette affaire d’assassinat. Qui ont tué Kanga Ocean et pourquoi ? Qui veut-on protéger ? Et pourquoi ? Qui sont derrière ce crime ignoble ?

                                J.R.T.

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