Assassinat de Laurent Désiré Kabila : qui a-t-on voulu protéger ?

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Les présumés assassins de feu le Président Laurent Désiré Kabila, notamment Eddy Kapend, son ancien Aide de camp, George Leta, ancien Administrateur général de l’ANR (Agence Nationale de Renseignements), Nono Lutula, son ancien Conseiller spécial en matière de sécurité, nelly, son ancienne secrétaire ont bénéficié, à l’occasion des fêtes de fin d’année, d’une mesure collective de grâce présidentielle, après avoir passé 20 ans à la Prison Centrale de Makala. Condamnés à mort en 2002 par la Haute Cour Militaire, peine commuée ensuite en perpétuité.

         Leur retour à la liberté remet sur le tapis la question de fond qui a toujours hanté de nombreux esprits : qui a-t-on voulu protéger en condamnant des citoyens qui, manifestement, étaient innocents. Qu’a-t-on voulu cacher en les privant de liberté par une prison à vie ?

         Le vœu que la majorité de Congolaises et Congolais émettent est que la justice militaire puisse revoir la copie de son jugement, en procédant, dans le meilleur délai, à la réouverture du procès de vrais présumés assassins de Laurent Désiré Kabila. Cet exercice s’impose d’autant que des survivants ayant été témoins directs comme indirects de ce crime sont encore vivants. C’est d’autant souhaitable que de nombreux prévenus condamnés par contumace et en exil à l’étranger sont également prêts à aider la justice militaire à faire la lumière sur le puzzle de l’élimination physique du 3me Président de la République Démocratique du Congo, le 16 janvier 2001.

         Parmi les sources de choix devant conduire à l’éclatement de la vérité, il y a en première ligne Eddy Kapend lui-même, de même que ses co-accusés, George Leta et Nono Lutula, qui n’avaient cessé de clamer leur innocence tout au long du procès. Libres aujourd’hui, ils devraient être en mesure d’apporter à la justice militaire toutes les informations encore à leur possession.

         Il y a nécessité absolue de permettre à la communauté nationale de connaître la vérité sur son assassinat, en appelant à la barre de nombreux décideurs politiques de l’époque qui connaissent les tenants et aboutissants du complot ayant conduit à l’assassinat de Laurent Désiré Kabila mais qui, pour des raisons inavouées, ont préféré garder le silence, volontairement ou sous pression.

Kimp

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