Assainissement du Marché central de Kinshasa : Gentiny Ngobila invité à agir en toute responsabilité

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Dans le cadre de l’assainissement de la ville province de Kinshasa, le gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka envisage un train de mesures parmi lesquelles la démolition de toutes les constructions anarchiques.

C’est ici que des hommes d’affaires, notamment ceux qui avaient conclu certains contrats avec l’autorité urbaine, invitent le premier citoyen de la ville à examiner cette question en bon père avec beaucoup de responsabilité. La continuité de l’action de l’État oblige. Parmi ces dossiers, il y a les magasins construits par la société Safricom SARL suivant la convention signée avec l’hôtel de ville à l’époque du gouverneur Jean Kimbunda.

Ladite convention conclue depuis 2005 entre la ville de Kinshasa et la société Safricom, consistait notamment à la construction de 100 magasins pavillonnaires au Marché Central de Kinshasa. Le gouverneur a dernièrement jugé cette construction d’illégale et se propose de procéder à leur démolition dans le cadre de l’assainissement de la ville. Voilà pourquoi les opérateurs économiques insistent pour qu’il examine bien le dossier, parce que relevant d’une convention signée avec l’État représenté par son l’un de ses prédécesseurs.    En clair, ils l’invitent à ne pas mettre sa menace de démolir les bâtiments pavillonnaires jugés comme des «constructions anarchiques ».

            Pour les avocats de la société Safricom,  démolir les 100 magasins serait un coup direct à l’estomac. D’où l’autorité devrait agir dans le sens à préserver un bon climat des affaires.

            Ils lui rappellent  l’article 20 de ladite convention qui stipule que « la  résiliation n’est possible que pour défaut de réalisation du service d’intérêt général». Et d’ajouter qu’un préavis de six mois devrait être accordé après avis conforme du comité de liaison.

            Il s’agit là d’un appel à la responsabilité qu’ils lancent en direction du gouverneur, en rappelant  que le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur avait abordé la question dans le même sens.

            Pour rappel, en 2010, un procès-verbal sanctionnant la fin des travaux avait été signé et remis à l’Hôtel de ville.DOM

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