Arrivé fin mandat, Fayulu renonce à ses émoluments

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Une première dans les annales du parlement congolais : un député national a décidé de retourner ses émoluments dans la caisse de l’Etat. Il s’agit de Martin Fayulu, qui s’est livré à cet exercice le vendredi 16 février 2018 devant les guiches d’Afriland First Bank
Congo Démocratique, sur le boulevard du 30 juin dans la commune de Gombe.

On a bien compté 5 millions cinq cent quatre vingt et un mille
francs congolais de janvier 2018 reversés au trésor public.
En plus de ses émoluments, l’élu du district de la Lukunga, dans
ville de Kinshasa, a également retourné sa prime de la session
extraordinaire de janvier 2018, évaluée à deux millions neuf centre
quatre mille francs congolais dans la caisse de l’Etat.
Par cet acte, l’élu de Lukunga, dans la ville province de Kinshasa, a
tenu à envoyer un message fort à tous ceux qui s’accrochent à leurs
avantages pécuniaires et spolient le Trésor public alors que leurs
mandats ont largement expiré.
Pour Martin Fayulu, le mandat de 5 ans des animateurs des institutions
de la République ainsi que le bonus d’une année leur attribué par
l’Accord du 31 décembre 2016 ont largement dépassé les délais légaux,
d’où ils ne devraient plus émarger du budget de l’Etat.
« Je suis venus ici remettre de l’argent qui a été viré dans mon
compte indument, à savoir mes émoluments du mois de janvier 2018,
étant donné que mon mandat de député est terminé depuis décembre 2017
», a lâché le Coordonnateur de la Dynamique de l’Opposition, après la
fin de l’opération de renvoi de ses émolument de janvier et de sa
prime de la session extraordinaire dans une banque de la place, nous
avons cité Afriland First Bank Congo Démocratique, où sont logés les
comptes de l’Assemblée Nationale.
Il était question, pour cet acteur de l’opposition qui ne siège plus
à la chambre basse du Parlement depuis décembre 2017, de rester
cohérent avec ses prises de position.
Fayulu a exclu toute éventualité de se faire remplacer par son suppléant.
Pour bien d’observateurs, si tous les animateurs des institutions de
la République Démocratique du Congo, à savoir le Président de la
République, le Premier ministre, les ministres, les députés nationaux
et provinciaux, les sénateurs, les gouverneurs et vice-gouverneurs de
province pouvaient emboiter le pas à Martin Fayulu, cela ferait
plusieurs centaines de millions de dollars d’économie par an pour le
Trésor public. Et partant, la CENI n’aurait plus à quémander des fonds
à l’extérieur pour l’organisation des élections.
ERIC WEMBA

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