Arrangement particulier : Premier ministre, la Majorité continue d’exiger 7 candidats

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cenco-1132x670-1Suspendus le samedi 14 janvier 2017, les travaux relatifs à la mise au point de l’Arrangement particulier devant servir d’appendice à l’Accord politique du 31 décembre 2016 reprennent en principe ce mercredi 18 janvier au Centre Interdiocésain. A en croire des sources proches des négociateurs, le blocage persiste au sujet du mode de désignation du Premier ministre appelé à piloter le gouvernement de transition, dont le format devrait s’articuler autour de 37 ministres et 9 vice-ministres.

La Majorité Présidentielle, qui continue d’exiger une liste de sept candidats à proposer au Chef de l’Etat, en vertu du pouvoir discrétionnaire lui reconnu par la Constitution, maintient sa position déjà affichée depuis le mercredi 11 janvier. Quant au Rassemblement, il s’en tient au respect de la disposition de l’Accord politique du 31 décembre 2016 qui lui confère le droit de désigner le Chef du gouvernement, sans autre forme de procès.

La proposition de l’UNC de Vital Kamerhe de voir cette plate-forme politique soumettre trois noms au Président de la République a rencontré une fin de non recevoir aussi bien du côté du Rassemblement que de celui de la Majorité Présidentielle.

La situation, laisse-t-on entendre, n’a toujours pas évolué, en dépit des efforts de médiation déployés par la CENCO (Conférence Episcopale nationale du Congo) en coulisses pendant la trêve observée en mémoire des héros nationaux Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila.

Les observateurs restent tout de même optimistes et pensent que les deux camps protagonistes vont finir par se mettre d’accord sur les modalités de choix du Premier ministre, dont les critères ont été définis de part et d’autre.

Il serait en effet inexplicable que l’Accord politique du 31 décembre 2016 puisse capoter, après avoir franchi des obstacles au départ infranchissables tels que l’acceptation par la famille du Chef de l’Etat du principe de la non représentation de ce dernier à un
troisième mandat et la tolérance, par le Rassemblement, d’un «
glissement » du mandat présidentiel d’au moins douze mois.Il est à
espérer que pour l’intérêt supérieur de la Nation, un consensus va se
dégager dans le meilleur délai, afin de permettre aux négociateurs de
passer à la phase de la fixation du chronogramme précis des élections
présidentielle, législatives nationales et provinciales.
S’agissant du partage des portefeuilles ministériels, il semble que
la Majorité Présidentielle et le Rassemblement pourraient se mettre
d’accord, sous peu, sur le partage des ministères considérés comme «
stratégiques », à savoir l’Intérieur, les Affaires Etrangères, la
Défense Nationale, les Finances et la Justice.
Il convient de noter que le cercle des non signataires de l’Accord du
31 décembre 2016 continue de se rétrécir, le Front pour le Respect de
la Constitution ayant finalement signé le document par le biais de sa
Coordonnatrice, Eve Bazaiba. Le dernier carré des « résistants » ne
compte plus que le Premier ministre Samy Badibanga, les ministres
Azarias Ruberwa, José Makila, Jean-Lucien Bussa et Justin Bitakwira.
Kimp

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3 Commentaires

  1. La majorité sera contredite par le président Kabila dans les heures qui suivront comme il en l’habitude et celui-ci demandera à la Cenco de poursuivre avec les derniers arrangements particuliers et il intimera l’ordre au Rassemblement de choisir un seul candidat premier ministre. Svp mes frères de la majorité la vie est déjà malaisée ne chercher pas de la rendre plus difficile pour dire accepter qu’un seul candidat soit choisi par le rassemblement car ça ne sert en rien de compliquer les choses jusqu’à ce niveau comment vous pouvez demander que la constitution soit respectée alors que vous êtes les premiers à la violer.

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