Après l’Ethiopie, l’Erythrée, Djibouti, la Somalie, le Soudan, l’Ouganda et la Tanzanie : la RDC attaquée par des criquets pèlerins

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Considérés comme des « envahisseurs » lointains il y a deux mois, lorsqu’ils s’étaient signalés en Ethiopie, les criquets pèlerins ont finalement mis pied en territoire congolais, il y a une semaine. Selon des sources proches de la FAO (Organisation Mondiale pour l’Alimentation et l’Agriculture), ces insectes sont entrés en République Démocratique du Congo par le territoire d’Aru, dans la province de l’Ituri, autour du 19 février 2020. Emportés par le vent, indique-t-on, ils sont passés par l’Erythrée, Djibouti, la Somalie, le Soudan, l’Ouganda et la Tanzanie.

            Compte tenu de la rapidité et de l’imprévisibilité de leur « attaque », les autorités provinciales de l’Ituri en sont encore à mettre en œuvre les stratégies de riposte.

            Les observateurs pensent qu’il faut agir vite car un seul essaim de criquets pèlerins peut comprendre jusqu’à 200 milliards d’insectes, capables de parcourir 150 kilomètres par jour et de dévorer 400.000 tonnes de cultures ou de végétation pendant la même période de 24 heures. C’est dire combien les criquets pèlerins sont nuisibles et représentent une menace immédiate de famine dans les régions qu’ils sont en train de traverser.

            Les autorités centrales et provinciales congolaises ont donc tout intérêt à bloquer leur progression et les détruire avant qu’ils ne causent des dégâts irréparables dans les champs du territoire d’Aru d’abord et d’autres contrées de l’Est de la RDC ensuite. Des experts de la FAO recommandent, comme principal moyen de lutte, la pulvérisation aérienne d’insecticides dans les zones touchées. Cette «contre-offensive» peut être couplée à celle des véhicules tout terrain agissant au sol ainsi qu’au ramassage des criquets à la main par des armées de volontaires, civils et militaires.

            On signale qu’en dévorant les feuilles vertes des plantes, les criquets pèlerins menacent aussi l’élevage, en privant les cheptels de quoi manger au quotidien. Voilà une raison de plus pour leur faire une chasse sans merci, dès maintenant. Car, demain, cela risque d’être trop tard. En effet, en plus de leur rage destructrice, les criquets pèlerins sont capables de se multiplier par 20 tous les trois mois. Chacun peut imaginer la suite au bout de six mois et au-delà.             On apprend que pour assister les pays touchés par ce fléau, la FAO a besoin de mobiliser plus de 76 millions de dollars américains.                       Kimp

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