Après 4 mois de suspension : la RVA « libère » BlueSky Airlines

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Le feuilleton RVA-BlueSky Airlines, lancé le 22 mars 2015 à la suite de la décision de la première citée interdisant, au moment du décollage, le vol inaugural de la seconde citée, vient de connaître son épilogue. Il a fallu quatre mois pour que la Régie des Voies Aériennes s’incline, après des pressions politiques, devant le jugement du Tribunal de Commerce de Gombe et les  Arrêts de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe ayant décrété l’illégalité de sa mesure clouant au sol les aéronefs de BlueSky Airlines.

En effet, par sa lettre du  jeudi août 2015, le Directeur général de la RVA, Abdala Bilenge, informe le Directeur général de BlueSky Airlines, qui n’est personne d’autre que Stavros Papaioanou, de la levée de l’interdiction de vol faite à sa compagnie et de l’autorisation d’exploiter l’espace aérien ainsi que les aéroports de la République Démocratique du Congo.
C’est par conséquent la fin de quatre mois de suspension dont était frappée BlueSky Airlines.
A en croire les milieux judiciaires, les pénalités financières infligées à la RVA, pour non exécution des Arrêts de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe depuis le mois de mars 2015, pourrait se situer autour de quatre millions de dollars américains. Il est difficile de savoir, à ce stade, si la RVA va se résoudre à négocier un réajustement à la baisse ou attendre le verdict du Tribunal d’arbitrage d’Abidjan, saisi par cette dernière société au niveau de la cassation.
On rappelle que le dimanche 22 mars 2015, invités (Sénateurs, députés nationaux, opérateurs économiques, membres du corps diplomatique, journalistes) et surtout passagers étaient scandalisés de se voir sommés de quitter leurs sièges à bord du MD 80 de BlueSky Airlines, à l’instant où l’équipage attendait le signal de la tour de contrôle pour faire mouvement vers la piste d’envol, en vue du lancement du vol inaugural de cette nouvelle compagnie aérienne, à destination de la ville de Lubumbashi.
En dépit de la présentation de la licence d’exploitation couverte par l’arrêté du ministre des Transports et Voies de Communication daté du  18 février 2015, du manuel d’exploitation délivré par l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC), de la licence de pilotage du commandant de bord, du plan de vol approuvé par la tour de contrôle et de toutes les preuves de l’existence légale de BueSky Airlines, la RVA était restée inflexible. Le motif avancé pour justifier l’interdiction des activités de cette compagnie aérienne était le non paiement des indemnités dues aux victimes du crash d’un avion Hewa Bora à Kisangani ainsi que des redevances aéroportuaires.
Une belle confusion était entretenue autour de la personne physique de Stavros, actionnaire non majoritaire aussi bien dans Hewa Bora que dans BlueSky Airlines, mais que la RVA tenait pour responsable d’un contentieux financier pourtant liquidé à plus de 90 %, du moins en ce qui concerne le crash de Kisangani. S’agissant des taxes, c’est l’affaire de la personne morale Hewa Bora, dont l’actif et le passif sont gérés par un avionneur bien connu de la place de Kinshasa.                      Kimp
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