Anesthésistes et réanimateurs réclament de bonnes conditions de travail

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Des anesthésistes et réanimateurs réunis au sein de la Société d’Anesthésie-Réanimation de la République Démocratique du Congo (SARDC) viennent de dresser un état des lieux de leur secteur. C’était à l’issue du troisième congrès de leur organisation tenue à Kinshasa le week-end dernier. La salle des conférences de l’Hôpital Biamba Marie Mutombo, dans la commune de Masina, a servi de cadre à la tenue de cette rencontre qui a eu pour thème « La pratique de l’anesthésie et de la réanimation en RDC ».
Plusieurs médecins anesthésistes et réanimateurs des hôpitaux publics et privés du pays y ont pris part. Parmi les participants figuraient également des infirmiers ainsi que des invités. De fortes délégations du Kongo Central, du Nord-Kivu et de l’ex-province du Katanga y ont marqué leur présence.
Dans son mot d’ouverture, le représentant du ministre national de la Santé, Florimond Nyamoga Kabanda, a qualifié ce congrès de « forum scientifique » qui, selon lui, avait pour finalité de rendre les connaissances des participants conformes aux techniques actuelles de l’anesthésie et de la réanimation. Il a émis le vœu de voir ces travaux produire des résultats pouvant contribuer à l’amélioration de la qualité de soins des malades dans notre pays.
Selon Jean-Pierre Ilunga, médecin anesthésiste et réanimateur aux Cliniques Universitaires de Kinshasa et président de ce 3ème congrès, ces assises se sont attelées entre autres à faire le bilan du secteur de l’anesthésie et de la réanimation dans les hôpitaux du pays, en vue d’un plaidoyer pour l’obtention des équipements adéquats. En sa qualité de spécialiste en réanimation aux Cliniques Universitaires de Kinshasa, il a précisé que le métier d’anesthésiste et de réanimateur consiste à rendre possible l’opération chirurgicale en sécurisant le patient.
A ce jour, a-t-il fait remarquer, la corporation est confrontée à un sérieux problème de matériels dans des hôpitaux de l’Etat. Par contre, dans des hôpitaux privés, l’on dispose du matériel adéquat pouvant permettre aux anesthésistes et réanimateurs de bien faire leur travail. Le responsable principal de ce 3ème congrès de la SARDC a  plaidé ainsi, au nom de la corporation, pour une prise en charge effective par le gouvernement, des hôpitaux de l’Etat, notamment en matériels d’anesthésie et de réanimation.
«Nous osons croire que le gouvernement central est déjà en possession du rapport final des travaux que nous avons produit à l’issue de ce troisième congrès. Dans ce rapport, la SARDC a clairement posé les problèmes auxquels font face les anesthésistes et réanimateurs de la RDC. Nous avons l’intime conviction que l’Etat va agir dans le sens d’améliorer les choses », a déclaré Jean-Pierre Ilunga. Il a aussitôt souligné que des efforts sont en train d’être faits pour que ce genre de congrès se tiennent chaque année.
            Hormis l’obstétrique, les médecins spécialistes en anesthésie et réanimation ont réfléchi également sur l’orthopédie. Ici, l’attention des participants s’est focalisée sur les personnes âgées que l’anesthésiste et le réanimateur doivent prendre en charge, en intégrant, dans leur travail, leurs problèmes spécifiques.
            Ils ont aussi abordé d’autres thèmes en rapport avec la pratique de l’anesthésie, dont l’urologie et l’anesthésie pédiatrique. Concernant l’urologie, Jean-Pierre Ilunga s’est appesanti sur les pathologies ayant trait aux voies urinaires, en commençant par le rein, la vessie et autres. Les participants ont eu à réfléchir sur les techniques qu’ils ont l’habitude de pratiquer, afin de détecter les problèmes subséquents. Abordant l’anesthésie pédiatrique, ils ont noté que celle-ci nécessite un suivi particulier, à l’image des cas des personnes âgées.
 Yves Kadima
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