Amnesty International réclame la libération de Golden MISABIKO

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Dans une lettre adressée au Président de la Commission des Droits de l’homme, l’Ong de défense des Droits de l’homme AMNESTY INTRENATIONAL félicite les efforts consentis par le gouvernement de la RDC en faveur des huit recommandations visant à améliorer la sécurité et le droit à la liberté d’expression des défenseurs des droits humains. Pour ce faire, AMNESTY émet le souhait que « l’entité de liaison des droits de l’homme mis en place par l’ancien ministre de ce ministère soit dotée des ressources nécessaires pour opérer régulièrement et efficacement » afin de lui permettre d’examiner en urgence les mesures concrètes de mise en œuvre des recommandations auxquelles le pays a souscrit. A ce sujet AMNESTY lance un appel au gouvernement congolais pour qu’il ordonne la remise en liberté sans condition de l’activiste des droits de l’homme Golden MISABIKO condamné à une peine privative de liberté en septembre de l’année dernière pour avoir publié un rapport faisant part des allégations crédibles de violations des droits de l’homme par des agents de l’Etat.

Lors de l’examen périodique universel, les délégués de la RDC avaient donné les assurances que la question des détentions arbitraires et au secret par les services de sécurité et ceux des FARDC était déjà en examen au niveau du Comité mixte de Justice. Sans pour autant mettre en cause cet engagement, AMNESTY International exhorte tout de même le gouvernement de la République à encourager l’avènement d’un groupe spécial chargé de combattre ce système de détention arbitraire et d’améliorer les conditions des prisonniers dans les centres pénitentiaires. Cette Ong recommande aussi le rétablissement d’un mécanisme de vérification des antécédents en vue d’exclure l’intervention des services de sécurité dans la procédure précédant l’ouverture d’enquêtes judiciaires. C’est dans cette foulée qu’AMNESTY International demande l’accès libre des rapporteurs spéciaux et autres mécanismes indépendants dans les centres de détention administrés par l’Agence nationale des Renseignements et la Garde Républicaine. Avant de dénoncer le fait que des militaires soupçonnés des violations des droits humains, notamment et surtout les violences sexuelles continuent d’occuper des fonctions au sein de l’armée en opération dans les territoires de l’Est. C’est de cette manière que le gouvernement va faire preuve de sa volonté de mettre en application sa politique de « tolérance Zéro » dont on continue d’attendre des progrès significatifs  a conclu la lettre de cette ONG.                          

Castro  

 

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