Ambassade des Etats-Unis : Mike Hammer a procédé à la réouverture du Centre Culturel « Phillis Wheatley »

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Mike Hammer, ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa a rouvert le Centre Culturel américain situé dans les installations américaines qui se trouvent sur l’avenue Colonel Lukusa, dans la commune de la Gombe. Cette manifestation a eu lieu hier mardi, 11 juin 2019, en présence de plusieurs invités composés essentiellement des professionnels des médias et des locuteurs de l’Anglais, issus de plusieurs milieux culturels, tel que l’UPN (Université Pédagogique Nationale). Il convient de souligner que ce centre est resté inactif pendant au moins deux ans. Pour marquer cette réouverture, ce centre a été rebaptisé « Centre Culturel Américain Phillis Wheatley ». Ce nom est celui d’une dame devenue poétesse, alors qu’en fait, elle avait débarqué aux Etats-Unis comme esclave, à l’âge de 14 ans, à l’époque des « Pères Fondateurs des Etats-Unis, tel que Georges Washington ».

            Prenant la parole avant la coupure du ruban symbolique, Mike Hammer a expliqué qu’à son arrivé dans la capitale congolaise, cette réouverture faisait partie de ses priorités. Il se dit convaincu de la nécessité pour des peuples, des cultures de se rencontrer pour mieux se comprendre et vivre ensemble ; et ici il est persuadé de la nécessité pour des Congolais de pratiquer aussi l’Anglais, en plus de leurs langues usuelles. A ce sujet, il s’est longuement étendu sur la signification (ou même le symbolisme) du nom « Phillis Wheatley » qu’on vient de donner à ce centre. Ce nom évocateur est celui d’une ancienne esclave provenant de l’Afrique de l’Ouest qui – malgré qu’elle était très jeune à son arrivée sur la terre américaine – a fait preuve d’un dynamisme et d’une ingéniosité hors du commun pour s’adapter à son nouveau contexte.

            L’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa a soutenu que, non seulement l’ancienne esclave a maîtrisé la langue anglaise pour s’exprimer, mais aussi pour écrire des livres et des poèmes contre la colonie (les Etats-Unis étaient une colonie anglaise) et l’esclavagisme. Elle a milité et exigé la liberté pour les esclaves. Son courage est un exemple pour tous ceux qui cherchent à s’émanciper, à découvrir d’autres horizons culturels ou d’autres fraternités entre des peuples. Dans cette optique, Mike Hammer a confirmé que ce centre un instrument culturel ouvert gratuitement à toute la population résidant à Kinshasa pour s’informer dans divers domaines : religieux, scientifiques, culturels, etc… et particulièrement sur la vie aux Etats-Unis.

Plus de 5.000 ouvrages

à consulter sur place

ou en ligne

            Pour François Djamba, directeur du Centre culturel américain Phillis Wheatley, la vocation essentielle de cette bibliothèque est de véhiculer la culture, en l’occurrence la culture américaine. Il convient de noter, a-t-il dit, la connaissance et la pratique de la langue anglaise permet d’ouvrir bien des portes pour l’avenir. Considérant l’immensité du territoire national congolais, François Djamba a montré que la bibliothèque du Centre Culturel Américain ne s’est pas limité là, à la Gombe ; elle a installé deux extensions à Kinshasa dans les communes de Limete (1ère Rue) et à l’Université Protestante au Congo (UPC).

A l’intérieur du pays, cette bibliothèque est déjà opérationnelle à Goma, à Lubumbashi et à Matadi en attendant son implantation dans d’autres villes congolaises. Tout ceci, a-t-il conclu, pour permettre aux deux peuples congolais et américain de mieux se connaître. Enfin, le directeur du Centre culturel Phillis Wheatley a annoncé qu’il avait dans ses rayons plus de 5.000 ouvrages, sans compter divers articles et autres publications qu’on peut consulter sur place, mais qui sont aussi numérisés et peuvent être consultés en ligne à n’importe quel endroit du pays.   SAKAZ

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