Alerte JC Masangu : les contrats miniers bloquent la 4è et 5è revues avec le FMI

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Le gouverneur de la Banque centrale a fait hier, un bref aperçu de l’environnement politico-économique et financier international, couplé avec celui de la RDC. C’était à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux entre la Haute direction et le personnel de la banque, cérémonie marquée aussi par le dévoilement du nouveau logo de la BCC. Dans cette rétrospective, Jean-Claude Masangu a évoqué la stabilité de la monnaie nationale par rapport au dollar américain, tout au long de cette année, avant de relever sa forte appréciation en novembre, due comme on le sait, à un accroissement important de l’offre des devises induit par les opérations liées aux échéances électorales.
 
Sur le marché des changes, a-t-il noté, la BCC est demeurée, très active et proactive, en effectuant d’importantes dépenses en faveur du trésor, directement en devises, notamment celles de la Ceni. La BCC a procédé aussi aux achats et ventes des devises sur le marché, pour non seulement lisser le taux de change, mais aussi pour reconstituer ses réserves internationales. Actuellement, leur niveau se situe à hauteur de 1,25 milliard de dollars et représente 7,04 semaines d’importations des biens et services.
Dans le secteur des finances publiques, il s’est fait un point d’honneur en rappelant l’atteinte en juillet 2010, du point d’achèvement de l’Initiative PPTE. Ce qui a permis à notre pays, de réduire le fardeau de sa dette. En effet, sur un stock initial de 13,7 milliards de dollars, l’allègement obtenu de ses partenaires extérieurs et créanciers s’est chiffré à 10,9 milliards de dollars.
 
Donnant des précisions sur ce point, Masangu Mulongo a indiqué que le stock après l’allègement est de 2,8 milliards de dollars, soit 24 % du PIB, contre 124 % du PIB auparavant.
Il a signalé d’autre part, que l’exécution des opérations financières du secteur public pourrait se solder par un déficit de 1,7 % du PIB, inférieur à la norme de 3 %, démontrant ainsi qu’il y a une gestion prudentielle des finances publiques.
Abordant le point de nos relations avec le FMI à travers le Programme économique du gouvernement, le responsable numéro un de l’Institut d’émission a noté que la RDC a pu atteindre ses objectifs, comme en témoignent les résultats globalement satisfaisants des trois premières revues. 
Il a par ailleurs, rappelé que pour la 4 ème revue fixée à fin décembre 2011, bien que tous les paramètres soient au vert, le gouvernement devait publier tous les contrats miniers. Ce qui malheureusement, n’a pas été fait. Voilà pourquoi pour la 5 ème et dernière revue du PEG II, toutes les perspectives, a-t-il indiqué, sont très bonnes. Mais pour aller de l’avant, il a prévenu que la RDC se butera aux mêmes exigences des partenaires extérieurs, soulevées lors de la 4 ème revue. Le non respect de la conditionnalité de publication desdits contrats miniers, nous a fait perdre deux décaissements FMI pour un total de plus au moins 150 millions de dollars.     
A titre de recommandation aux décideurs politiques, le gouverneur de la BCC a une fois de plus, souligné les liens étroits qui existent entre l’économie et la politique et invité les acteurs dans ces deux domaines-clés à prendre conscience de l’impact des déclarations qu’ils font et des actes qu’ils posent, non seulement sur les finances publiques, mais aussi sur les facteurs de production et de l’investissement.
Auparavant, la responsable des ressources humaines a dressé le tableau des mouvements du personnel de l’Institut d’émission. Le président de la délégation syndicale nationale a quant à lui, insisté sur les revendications sociales des travailleurs et félicité la haute direction de la banque pour les efforts déployés dans le cadre de l’amélioration du vécu quotidien des agents.
   J.R.T.
 
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