Alerte de la FAO : plus de 21 millions de Congolais malnutris

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Le monde célèbre ce jeudi 15 octobre 2020 la 75ème édition de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JAM), avec comme thème : « Grandir, nourrir et soutenir ». A cette occasion, le représentant de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) en RDC, Aristide Ongone Obame, a été invité hier mercredi 14 octobre 2020 par le porte-parole  de la Monusco (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo), Matthias Gillmann, à co-animer avec la conférence  de presse de cet organisme onusien dans la concession UtexAfrica, à Gombe.

Aristide Ongone a rappelé qu’à sa création en 1945, la FAO devrait faire face à un monde ravagé par la famine. Depuis lors, plus de 150 pays organisent des activités qui rassemblent des gouvernants, des acteurs sociaux et des médias en marge de la « Journée Mondiale de l’Alimentation. La FAO a pour mandat, a-t-il souligné, de «libérer l’humanité de la faim » et de « permettre à tous d’avoir accès à une nourriture appropriée, dont ils ont besoin pour avoir une vie saine ».

            La commémoration de 2020 intervient dans un contexte exceptionnel caractérisé par la Covid-19, a relevé ce haut fonctionnaire onusien. Il a également fait savoir que la FAO avait validé la candidature de la RDC en 1960, avant d’implanter à son tour son antenne sur le territoire congolais et en 1978.

 La Covid-19 a compliqué davantage le problème de la famine dans le monde. Peu avant cette pandémie, deux milliards d’humains étaient confrontés à une faim chronique.

            Lorsque l’on promène son regard sur le graphique de l’indice de classification de sécurité alimentaire, l’on constate que la République Démocratique du Congo accuse un grave déficit alimentaire. Selon un échantillon représentatif de la situation alimentaire nationale, 13 territoires congolais sont en phase 4 et 68 en phase 3.  Et le ratio dégagé est préoccupant.

            Celui-ci renseigne que 15.600.000   Congolais étaient sérieusement touchés par la famine en 2019, avant l’apparition de la Covid-19. La situation ne s’étant pas améliorée, ce chiffre est passé à 21.800.000 personnes. 

Depuis 2019, la FAO et la RDC ont mis sur pied un programme censé prendre fin en 2023, lequel porte sur la gouvernance des secteurs agricole, de la pêche et de l’élevage, la protection des ressources naturelles, la résilience des populations face aux chocs auxquels ils font face.

            Dans la foulée, il a fait état des projets initiés par la FAO à Kinshasa pour appuyer les maraîchers.

            De son côté,  Gillmann s’est appesanti  sur  la table ronde relative à la stabilisation de la région de Beni, qui a coûté 7 millions de dollars, dans le cadre du « Projet Ensemble pour Beni » et prend fin cette semaine. Mis sur pied en 2018, dans le cadre du Programme STAREC, ce projet a bénéficié du soutien de la communauté internationale.

            Dans le volet des échanges, les professionnels des médias ont déploré le manque d’actions d’éclat de la FAO en RDC, insisté sur l’appui de la MONUSCO au DDRC (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion Communautaire) annoncé dernièrement par la Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, lors de son récent séjour au Nord-Kivu.

Jean-Pierre Nkutu

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