«Al Quaida» aux portes de la RD Congo !

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Le terrorisme animé par des extrémistes musulmans a déjà une histoire en Afrique. Il y avait eu d’abord Nairobi (Kenya) et Dar-es-Salam (Tanzanie) le 7 août 2008, avec à la clé plus de 200 morts dans le plasticage des bâtiments des ambassades américaines dans ces deux pays. Il y a eu ensuite Kigali (Rwanda). Des bombes, attribuées à des islamistes, ont explosé le 19 février puis le 4 mars 2010, faisant deux morts. Et, maintenant, c’est le tour de Kampala (Ouganda), d’être frappé le dimanche 11 juillet 2010, où explosions ont provoqué la mort de 74 personnes dans un club de rugby et dans un restaurant éthiopien, au moment où se jouait la finale de la coupe du monde de football.  

            Ce double attentat est revendiqué par un groupe terroriste islamique du nom d’Al-Shab, très proche du célèbre Al-Quaida de Ben Laden, qui exprime ainsi son mécontentement contre la présence des troupes étrangères en Somalie, sous le label de Amisom (Force de maintien de la paix de l’Union Africaine). Le Burundi, qui a aussi un contingent au sein de cette force continentale d’interposition, se trouve dans le collimateur des terroristes somaliens.

En observant le champ d’action du terrorisme international en Afrique, l’on se rend compte que celui-ci campe aux portes de la République Démocratique du Congo. Une ligne circulaire partant du Soudan, considéré par beaucoup d’Etats occidentaux comme un des relais d’Al Quaida en Afrique, et passant par l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, montre à quel point notre pays est exposé. 

Verrouiller les frontières

            A la lumière des boucheries humaines déjà enregistrées en Tanzanie, au Kenya et tout récemment en Ouganda, les autorités congolaises devraient se sentir particulièrement interpellées par le fléau du terrorisme inter-Etats qui est en train de faire des ravages autour de nous. Notre position est d’autant délicate que nous présentons des frontières extrêmement poreuses du Soudan à la Tanzanie, sur plus de 2.000 Km.

            Le second handicap à notre passif réside dans la présence, sur notre territoire, et précisément dans les parties Nord et Est, d’un nombre important de groupes armés nationaux et étrangers, qui contrôlent de larges espaces géographiques, où peuvent s’infiltrer des terroristes de tous poils. Le troisième facteur en notre défaveur est l’inexistence de l’administration dans plusieurs contrées, ce qui se traduit généralement par le règne de la loi du plus fort.

            Le processus, déjà en cours, de réforme du secteur de la sécurité nationale (forces armées, police nationale, services des renseignements), devrait plus que jamais être accéléré. La démonstration de force faite à l’occasion du défilé du 30 juin 2010, en hommes comme en équipements, devrait se traduire sur le terrain, c’est-à-dire loin de Kinshasa, par un dispositif réellement efficace de prévention et de répression des velléités d’infiltration de notre territoire par les forces du mal, entre autres les fils du sinistre mouvement terroriste « Al Quaida ».

            Le défi de la modernisation et de la professionnalisation du secteur de la sécurité nationale n’autorise aucune défaite, car celle-ci serait fort préjudiciable non seulement à la RDC et à l’Afrique, mais à tous les Etats du monde actuellement dans la ligne de mire des terroristes islamistes. 

L’argent sale aussi…

            Parallèlement à la consolidation de son système interne de défense et de sécurité, la RDC a un autre défi à relever : c’est celui du contrôle des flux financiers à travers son territoire. Car, généralement, terrorisme et argent sale marchent de pair. En effet, les commandos suicides spécialisés dans des sales besognes de distribution gratuite de la mort au nom d’une cause dont la noblesse est fort douteuse, ont besoin des relais financiers au noir pour la matérialisation de leurs coups. Toutes les banques et messageries financières qui poussent comme des champignons un peu partout à travers le pays devraient être suivies à la loupe.

            L’on se réjouit de l’existence, au niveau de la Banque Centrale du Congo, d’une cellule spécialisée dans la lutte contre le blanchiment de l’argent sale. Il est à espérer que ses responsables et agents vont se saisir des dernières alertes lancé par Al Quaida pour mieux surveiller les mouvements des capitaux entrants et sortants aux quatre coins du pays.

                                   Kimp.

 

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