Affrontements entre les Kamwina Nsapu et une communauté locale : situation toujours tendue à Kamako 

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AfL’actualité de ces dernières heures est dominée par la situation tendue qui règne à Kamako, dans la province du Kasai, où il est fait état des affrontements  entre des éléments de Kamwina Nsapu et des membres d’une communauté locale. Ces affrontements ont occasionné des pertes en vies humaines. Le porte-parole intérimaire de la Monusco, Matthias Gillmann en a parlé hier mercredi 27 février 2019 et précisé qu’une délégation de la Monusco  a accompagné le gouverneur de province du Kasai à Kamako, le mardi 27 février 2019  et d’autres autorités locales,  pour rencontrer des chefs traditionnels et des représentants des diverses communautés. Dans son intervention, le numéro un du Kasai a lancé un appel au calme à tout le monde.

            A la suite d’affrontements du dimanche 24 février 2019, a rappelé Gillmann, près de 500 personnes se sont regroupées non loin de la base temporaire de la Monusco, à Kamako, craignant de nouvelles attaques.

            Le directeur général du Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme « BCDNUH », Aboul Aziz Thioye, a fait savoir qu’avec l’élection d’un nouveau président à la tête du pays, une certaine accalmie était prévisible et  accompagnée de la reddition des quelques miliciens. Il a ajouté que le contingent marocain de la Monusco s’était rendu là bas également pour s’enquérir de l’évolution de cette affaire.

            La seconde information livrée aux médias est la visite du directeur général de l’OMS, le docteur Tedros Adhanon Gbebreyesus,  en RDC  la semaine prochaine.

            L’agenda du haut fonctionnaire éthiopien prévoit une rencontre avec le président Félix Antoine Tshisekedi et un déplacement  à Katwa à Butembo où le centre de traitement d’Ebola « CTE » vient d’être incendié au début de cette semaine. Il  est fait état d’une somme de 148 millions des dollars qui devraient être mobilisés pour la lutte contre Ebola. Et jusqu’ici, l’OMS s’inquiète de ne pas disposer de cette somme en un temps record.

            Par ailleurs, le nombre des cas d’Ebola au Nord Kivu et en Ituri s’élève aujourd’hui à 872 cas confirmés ou probables dont 548 décès.

            Le numéro un  du BCDNUH a relevé aussi  la montée de la violence à Rutshuru, Masisi.. où on parle d’une probable collusion entre certains groupes armés et les FARDC. Ces allégations sont à vérifier, a-t-il noté.

            Dans un autre registre, il s’est appesanti sur la situation des droits de l’homme en janvier 2019 pour dire que 574 cas de violation des droits de l’homme  ont été documentés pendant cette période.

            Les questions des journalistes ont porté sur la situation à Yumbi, et à Kamako, le voyage de Leila Zerrougui en Allemagne, le statut actuel de la Monusco dont le mandat est quasiment terminé……

            Répondant à ces préoccupations, Matthias Gillmann, relayé des fois par le numéro un du BCDNUH, a fait savoir que le Conseil de Sécurité de l’ONU  va se prononcer sur le prochain mandat de la Monusco le 13 mars 2019.  Une nouvelle ère va en principe commencer dès le 1er avril 2019. On n’est pas encore dans un temps mort car la mission onusienne continue de faire son travail.  A titre d’exemple, il a épinglé la mission de bons offices et des opérations que la Monusco effectue. Il y a encore d’autres scrutins censés être organisés d’ici là.

            Quant au dossier de Yumbi, Aboul Aziz Thioye a rappelé la mise sur pied il y a quelques temps  d’une mission conjointe  BCDNUH- Monusco  pour faire le point sur la situation sécuritaire dans ce coin du pays, le déploiement d’une mission d’enquête du bureau onusien sur les droits de l’homme pour documenter  les cas de violation des droits de l’homme. Il a fait savoir qu’ayant déjà envoyé leur rapport au gouvernement, lui et ses pairs comptent le rendre public la semaine prochaine. Néanmoins, on a dénombré 530 personnes tuées et des centaines de blessés. Ce  nombre est approximatif car certains corps ont été emportés par les eaux. Il a émis le vœu de voir la justice se saisir des cas énoncés pour établir la chaine de responsabilité.

Jean-Pierre Nkutu

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