Affaires sociales : vers l’octroi aux Ongs des facilités pour des interventions humanitaires

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1024x768_resize_ong-bumi-scolarisation-pour-eviter-les-mariages-precocesLe Gouvernement réfléchit à la possibilité d’accorder aux organisations non gouvernementaleqs, associations sans but lucratif et autres organismes internationaux, des facilités en vue de leur permettre de bien mener des interventions humanitaires sur le terrain.
Cette question a fait l’objet de l’organisation le jeudi 8 octobre au CEPAS, d’un « Atelier de concertation interinstitutionnelle sur le traitement des dossiers relatifs aux facilités administratives, fiscales et douanières en faveur des intervenants sociaux et humanitaires en République Démocratique du Congo ».
Dans son discours, la Ministre des Affaires sociales et Actions humanitaires, Adèle DEGBALASE KANDA a commencé par rappeler que la RDC est un pays aux conditions climatiques variées, pour justifier l’importance ou l’impact des interventions humanitaires et sociales en faveur de la population congolaise.
« Les conditions climatiques étant variées selon les provinces, avec une pluviométrie importante aux côtés d’innombrables fleuves, rivières et lacs qui quadrillent le pays, reposant sur un sol essentiellement granuleux, argileux ou sablonneux, qui n’arrive pas à absorber la totalité des eaux de pluies, cette situation entraîne les érosions, les éboulements, les glissements de terrain, les inondations susceptibles de conduire les maladies vectorielles (paludisme) et hydriques (choléra).
A tous ces phénomènes s’ajoutent les conflits sous toutes les formes entre les communautés qui affectent les mouvements massifs à travers certaines contrées de notre pays, notamment à l’Est ».
Voilà pourquoi le gouvernement accorde une attention particulière à ce défi humanitaire en se proposant d’accorder des facilités aux intervenants sociaux et humanitaires sur le terrain.
Lesdites facilités concernent ce qu’on qualifie de tracasseries administratives qui se résument en :
– Des exigences légales dont le fondement juridique date d’une certaine époque. Ce qui nécessite la réforme législative ;
– L’ignorance par certains cadres et agents de l’existence et/ou du contenu des accords internationaux dont la République Démocratique du Congo est signataire ;
– L’œuvre de certains agents véreux qui se donnent l’audace culot de bafouer toutes réglementations en la matière afin de privilégier leurs intérêts sordides et pour lesquels il a été réactivé les mesures d’application du code de bonne conduite des agents publics de l’Etat et de lutte contre la corruption.
Vu le travail que déploient les intervenants humanitaires et sociaux sur le terrain, le gouvernement a jugé utile non seulement de leur accorder des facilités pour mieux mener leurs actions, mais il se propose également d’instaurer des rencontres régulières avec eux à travers l’organisation des forums d’échanges.
« En effet, pour mieux fixer les esprits, nous rappelons que le déploiement des activités susceptibles de répondre aux conséquences de crises humanitaires qui ne cessent de secouer la RD Congo depuis plus de deux décennies, rassemble aujourd’hui une grande diversité d’acteurs, qu’il s’agisse des organisations non gouvernementales, des organisations internationales, des organisations de la société civile, et des services spécifiques des administrations impliquées et autres.
Tous ces acteurs, possédant souvent des accords et engagements spécifiques vis-à-vis du gouvernement congolais, assument souvent sur le terrain des opérations, des responsabilités multiformes dans l’organisation des secours aux populations victimes des conflits de tous genres et des catastrophes naturelles », a souligné la Ministre Adèle Degbalase Kanda.   
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