Affaire Yuma : pour l’exhumation de la Loi Bakajika

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La Loi Bakajika, du nom de son auteur, parlementaire à l’époque de Mobutu, faisait de l’Etat congolais, le propriétaire exclusif du sol et du sous-sol du pays.

A l’audition des aveux graves à répétition qui sortent, depuis un certain temps, de la bouche d’Albert Yuma, président du Conseil d’Administration de la Gécamines, au sujet du pillage de nos minerais et de la menace de leur épuisement sans que les filles et fils du pays n’en tirent des dividendes conséquents, les nostalgiques sont pleins de regrets.

Car, si cette loi n’avait pas été abrogée, pour des raisons jusque-là inexpliquées, les actes criminels posés par Yuma et consorts, avec un soubassement juridique favorable aux prédateurs n’auraient jamais produits les effets négatifs que l’intéressé feint de déplorer aujourdhui. Et le patrimoine minier national aurait été épargné. On ne cessera jamais de s’interroger sur les cris d’alarme, lancés sur le tard par le président du Conseil d’Administration de la Gécamines, après avoir livré tous les gisements miniers ou presque à l’industrie minière du crime, à l’insu et au préjudice de l’Etat propriétaire.

            C’est le lieu d’exiger l’exhumation de la Loi Bakajika, en vue de la protection maximale des ressources du sol et du sous-sol congolais. C’est aussi l’occasion d’interpeller l’Inspection Générale des Finances et la Police Judiciaire des Parquets, sur la nécessité de bien décortiquer les aveux de Yuma et d’en tirer les conséquences judiciaires éventuelles, afin que l’Etat puisse rentrer dans ses droits.                                   

                                      LP

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