Affaire Shadari : Kokonyangi au banc des accusés

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Une parcelle d’habitation sise au numéro 06, rue des Orangers, dans la commune de la Gombe, est au centre de la polémique depuis que le parquet près le tribunal de grande instance de Gombe a décrété le déguerpissement, dans les 72 heures de ses occupants, en l’occurrence la famille d’Emmanuel Ramazani Shadari, Secrétaire Permanent du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie), ancien Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et ancien candidat malheureux à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018. Accusé de spoliation d’un bien du domaine privé de l’Etat, le couple brandit à présent un Arrêté d’un ancien ministre de l’Urbanisme et Habitat, à savoir Joseph Kokonyangi, signé en 2018 et portant désaffectation et cession, de ce « bien » (parcelle de terre et immeuble) à madame Wivine Paipo Ngweli, qui n’est personne d’autre que l’épouse de Shadari.

Ce qui intrigue dans l’affaire, c’est le fait que Kokonyangi invoqué, comme motifs de la désaffectation dudit immeuble et de sa cession à l’épouse de l’ancien vice-premier ministre de l’Intérieur, son délabrement avancé et le risque d’écroulement qu’il présentait.

La question majeure à se poser est de savoir si l’Etat congolais, propriétaire du bien, s’était déclaré financièrement incapable de le réhabiliter. La question subsidiaire à laquelle devrait répondre Kokonyangi est de savoir s’il était habilité à distribuer des biens de l’Etat aux tiers.

                  Par ailleurs, on ignore à quel prix l’immeuble avait été vendu et la procédure engagée pour ce faire.

                  A partir de cet Arrêté ministériel puant la complaisance à milles lieues, le constat à faire que le précité a passé le plus clair de son temps au ministère de l’Urbanisme et Habitat à distribuer les immeubles de l’Etat situés à Gombe et ailleurs, dans la ville de Kinshasa, à ses amis et connaissances.

                  C’est le lieu d’en appeler à l’ouverture urgente, par les instances judiciaires, d’enquêtes sur les biens meubles et immeubles de l’Etat, spoliés à travers la République par le truchement d’Arrêtés illégaux et complaisants de cet ancien membre du gouvernement. Leur récupération illico presto devrait également être déclenchée et des poursuites judiciaires engagées aussi bien contre Kokonyangi que ses complices bénéficiaires des biens du domaine privé de l’Etat. Affaire à suivre.   Kimp

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