Affaire Ronsard Malonda :la Société civile accuse l’Assemblée Nationale au Conseil d’Etat

0
317

Face à l’entêtement de Jeanine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale, et du FCC – sa plateforme politique – de maintenir la candidature irrégulière et contestée de Ronsard Malonda à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), la Société civile de la RDC a déposé hier mardi 14 juillet 2020, une plainte auprès du Conseil d’Etat. En effet, une délégation de cette «composante» conduite par Christopher Ngoy et Jean Bosco Puna, membres de la Société civile de la RDC, a déposé une requête au parquet général près le Conseil d’Etat, en vue de l’ouverture d’une information judiciaire sur la procédure d’entérinement de Ronsard Malonda à la tête de la CENI par l’Assemblée nationale. Cette démarche est la plus récente des manifestations de rejet de cet entérinement irrégulier, après un chapelet de tollés de protestations provenant pratiquement de tous les milieux, tant sociaux, religieux que politiques.

            En effet, la grande majorité des organisations de la Société civile ne comprennent pas l’empressement des députés de la plateforme FCC qui, en toute conscience et irrégularité, puisque largement informés des anomalies qui ont entouré la désignation de Ronsard Malonda par un petit groupe de représentants des confessions religieuses en dehors de tout consensus exigé par la loi – à entériner ce choix alors que cette société civile est multiple et multiforme. Elle a été tenue à l’écart et ignorée superbement ; dans quelle intention, se sont demandés ses principaux ténors ? Des prémisses des préparatifs d’une future tricherie pour les élections de 2023 ? Il y a lieu de se poser ces questions, surtout lorsqu’on connaît l’importance que revêt la présidence de la CENI et les tumultes sociaux et politiques que les trois derniers cycles électoraux ont provoqués dans le pays ?

            En outre, la Présidente de l’Assemblée nationale sait pertinemment bien qu’en cas des matières sensibles comme celle-ci, la loi recommande la mise sur pied d’une commission d’études pour aplanir les divergences et favoriser le consensus. Nombreux sont les observateurs qui ont aussi souligné le fait que le président de la CENI est choisi par ses pairs, lors d’une plénière de leur assemblée générale et cela après la désignation de tous les membres de cet organe. L’ensemble des membres composant le Bureau de la CENI sont soumis au même moment à la signature du Président de la République; partant, il n’y avait aucune justification pour les FCC de brûler ces étapes en élisant, en catimini, le président de la CENI.

SAKAZ

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •