Affaire « mercenaires » de Katumbi : des contradictions qui confirment la thèse du complot

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Chaque jour qui passe, l’opinion découvre un nouvel élément qui
s’ajoute dans le dossier judiciaire dirigé contre l’ancien gouverneur
de l’ex-province du Katanga Moïse Katumbi Chapwe. Après la déclaration
fracassante du Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et
Sécurité la semaine sur les antennes d’un média périphérique, laquelle
continue de susciter des commentaires divers dans la sphère aussi bien
politique que celle des organisations de la société civile, voici
encore une nouvelle révélation cette fois-ci signée « Jeune Afrique».
Dans sa livraison du lundi 9 avril 2018, ce quotidien paraissant en
France fait état des contradictions entre les hautes instances du
pays, en l’occurrence les services de renseignement et la justice,
dans l’affaire dite de « mercenaires » pour laquelle un dossier
judiciaire a été ouvert à charge de Moïse Katumbi au milieu du mois de
mars passé.

Dans cette livraison de « Jeune Afrique » publiée sous le titre « RDC
: dans l’affaire des mercenaires pro-Katumbi, justice et services de
renseignement se contredisent », le journal relève de véritables
contradictions qui apparaissent dans le dossier judiciaire qui oppose
l’ancien gouverneur Moïse Katumbi Chapwe à la justice de son pays,
mieux sous le vocable « affaire mercenaires ».
Le quotidien souligne que pour les services de renseignement, les
faits reprochés à l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga,
notamment le recrutement par Moïse Katumbi des mercenaires, remontent
en novembre 2015. C’est durant cette période, soutient-on, qu’il a été
observé dans l’entourage immédiat de Moïse Katumbi la présence des
gardes du corps étrangers parmi lesquels des sujets d’origine
américaine. Soit un mois seulement après la démission du concerné de
son poste de gouverneur intervenue le 29 septembre 2015.
On rappelle, à ce sujet qu’au début de janvier 2016, un communiqué
officiel du vice-premier ministre chargé de l’Intérieur et Sécurité
faisait obligation à quiconque, personne physique ou morale,
bénéficiant d’une garde rapprochée d’en faire la déclaration dans les
dix jours qui suivaient la publication du communiqué au commissariat
de la Police nationale congolaise le plus proche de sa résidence ou de
ses installations. Dans ladite déclaration, il devrait y avoir entre
autres éléments : l’identité et la dénomination de la personne
bénéficiaire, celle des éléments commis à sa garde, ainsi que les
équipements utilisés par lesdits gardiens.
Pour le Parquet général de la République, le journal indique que sans
précision de date, l’organe de la loi situe cette période suspecte,
celle où sieur Katumbi Chapwe se serait livré au recrutement des «
mercenaires » comme éléments de sa garde rapprochée, entre 2014 et
2016.
Pour la défense de Moïse Katumbi, ces contradictions de dates ou
périodes prouvent bien qu’il y a une tentative ou un plan visant à
distraire l’accusé de son juge naturel aux fins de le présenter
directement devant l’instance qui décide en premier et dernier
ressort, à savoir la Cour Suprême de Justice, dans le but d’écarter
toute possibilité de recours.
On rappelle que le collectif des avocats de Moïse Katumbi avait
dénoncé ce qu’il considère comme un acharnement judiciaire à l’endroit
de son client, particulièrement cette volonté de vouloir le détourner
de son juge naturel, la semaine dernière.
Dom

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