Affaire Matand/BBC Afrique : le gouvernement congolais prépare une note de protestation

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A la faveur du face à face qu’il a eu hier jeudi 13 février 2020 avec les professionnels des médias au siège de l’UNPC, avec au menu l’affaire Jacques Matand,  Kasonga Tshilunde, son président, a révélé que le ministre des Droits Humains l’a immédiatement appelé après avoir eu connaissance des éléments de cette affaire et réaffirmé son soutien à la corporation des journalistes congolais. André Lite est en contact permanent avec lui. Après ainsi écrit à BBC à Londres, il apprête une note de protestation à envoyer à la hiérarchie de BBC/ Afrique.

Dans la foulée, Kasonga a expliqué à ses hôtes qu’après avoir appris cette nouvelle, il a réagi en prenant langue avec la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), le Syndicat des professionnels  de l’information  et de la communication « SYNPICS »….. Il a fait savoir à notre  confrère Matand qu’il ne s’attendait pas à cette disgrâce  et devrait même se rendre en Afrique du Sud ce 24 février 2020. Il a ajouté plus loin que notre confrère qui a fait ses études de journalisme à Lille, n’a jamais encouru des blâmes de la part de ses supérieurs hiérarchiques.

            Kasonga s’est étonné que Kigali n’ait rien fait  après la diffusion de ladite émission.

            Revenant sur la genèse de cette affaire, il a rappelé à ses hôtes que l’émission en question avait été réalisée en date du 20 novembre 2019 avec le journaliste camerounais d’investigation, Charles Onana, et la diffusion en 4 éditions est intervenue les 23 et 24 novembre 2019.

            Dans cette interview, a précisé le numéro un de l’UNPC, Onana, auteur d’un ouvrage sur le génocide rwandais, se démarque nettement de la thèse officielle de Kigali sur le génocide.

Par ailleurs, l’élément sonore à l’origine de la disgrâce de Matand, était encore sur le site de BBC / Afrique et vient à peine d’être retiré.

            Selon Kasonga, il est inadmissible que la rédactrice en chef de BBC/ Afrique, Anne Lock Thiam, ne soit pas en mesure de défendre un journaliste au cas où ce dernier aurait commis une faute lourde. Si tel est le cas, a-t-il noté, on peut infliger au fautif une punition en interne.

            Et comme Anne Lock Thiam s’est révélée incapable de défendre un de ses journalistes, elle devrait rendre le tablier.

            A la même occasion, Kasonga a rappelé à ses hôtes la commémoration  de la journée mondiale de la radio, célébrée chaque 13 février et insisté sur l’importance de cette forme des médias en RDC et ailleurs.        

                        JP Nkutu

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