Affaire du député Bakungu : nouveau coup monté contre Vital Kamerhe et l’UNC ?

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Le député Dieudonné Bakungu, député national et ancien vice-gouverneur du Nord-Kivu, se trouve devant la Cour Suprême de Justice, où il a été déferré en procédure de flagrance dans une affaire liée à la détention illégale d’armes et au projet d’attaque armée sur la ville de Goma. En attendant que cette Haute Cour examine le dossier au plan du fond, l’incriminé est placé en résidence surveillée.

Cadre de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), cet élu du peuple et candidat à la députation dans le Masisi, où les élections sont à refaire, est présenté par son parti comme la victime d’un montage politique. En tout cas, le président national de son parti, Vital Kamerhe le croit. Il a dit haut et fort à nos confrères de RFI (Radio France Internationale). Secrétaire Général honoraire du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) et Président honoraire du Bureau de l’Assemblée Nationale, cet ancien membre du sérail du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, soupçonne le pouvoir en place de vouloir faire disparaître son parti, en tentant de le vider de ses cadres et militants tantôt par des actions de débauchage, tantôt en mettant sur leurs dos des complots imaginaires contre la République.

Parlant spécialement du plan d’attaque de la ville de Goma qu’aurait fomenté Dieudonné Bakungu, le président national de l’UNC se demande s’il est possible d’attaquer une ville de la taille de Goma, où se trouvent concentrées d’importantes troupes des forces armées nationales et de la police avec 12 fusils d’assaut. C’était en réponse à la moisson d’armées récoltées chez le député national de son parti, considérée comme les preuves du complot armé planifié contre la ville de Goma.

 Dieudonné  Bakungu entretiendrait-il une milice, dont le quartier général serait sa résidence de Goma ? Vital Kamerhe balaie d’un revers de la main l’accusation portée contre un de ses lieutenants. Il rappelle qu’en tant que député national et ancien Vice-Gouverneur de la province du Nord-Kivu, son membre avait droit à une protection rapprochée. Et, on n’allait pas assurer sa sécurité avec des « couteaux », a-t-il ironisé.
Celui qui a été présenté par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) en troisième position selon l’ordre d’arrivée des candidats à la dernière élection présidentielle est d’avis que le coup fourré que l’on s’apprête à donner à l’UNC à travers l’arrestation de Dieudonné Bakungu et sa mise en accusation devant la Cour Suprême de Justice, viserait à le priver de liberté et partant à l’empêcher de se représenter comme candidat à la députation nationale dans le territoire de Masisi, où les élections ont été annulées et doivent être recommencées.

Vital voit dans les ennuis judiciaires de ce député très populaire dans son terroir l’expression des calculs politiques des ennemis de la montée en puissance de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), qui aligne à la date du 01 février 2012 la flatteuse phalange de 18 députés élus, soit presque autant qu’un parti de vieille création comme le Palu (19 députés) et plus que l’ARC (16 députés),  le RCD/Goma (zéro député), etc.
Persécutés depuis la sortie officielle de leur parti, Vital Kamerhe et les siens ne doutent plus des jaloux qu’ils font dans les rouages de la famille politique du Chef de l’Etat, où certains ont du mal à digérer sa dissidence et son entrée, par la grande porte, dans la grande famille de l’Opposition Politique Congolaise. D’ici cinq ans, l’UNC compte capitaliser les acquis de 2011 en vue de se battre à fond pour l’alternance politique en 2012. C’est peut-être ce nouveau round électoral qui ferait peur à ses adversaires politiques.

Kimp

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