Affaire de diamant : les avocats de Mabanza Banz exigent le respect de la procédure

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Les séminaires de recyclage de la police organisés avec l’appui des organisations internationales ont pour but, de donner aux policiers n’ayant pas suivi de formation particulière aux centres d’instruction, et ceux qui s’adonnent à instruire des dossiers judiciaires sans en maîtriser les notions élémentaires de droit, la procédure pénale, les techniques d’enquête, les méthodes d’interrogatoire et autres sciences criminelles, les ficelles du métier. 

Tenez !

Lors d’une tournée d’inspection à travers les commissariats de police, un ancien vice-ministre à la Justice a été surpris de trouver un troupeau des chèvres attaché aux pieux d’un sous-commissariat. Le motif de la présence de ce bétail. Les animaux étaient en état d’arrestation. Pour quelle infraction a-t-on arrêté ces chèvres ?

            Le commandant lui révélera, pinces sans rire, que c’est à la suite de leur divagation partout dans le quartier, ainsi que pour leur défécation dans les rues que ce troupeau a été appréhendé.

            Cette image illustre l’anarchie qui règne dans certains postes de police. Et les observateurs de se demander si à Kinshasa, de tels impairs sont commis, qu’en est-il à l’intérieur du pays, dans des coins reculés où la population est en majorité analphabète ?

C’est dans ce cadre qu’il faudrait relever l’action en justice que viennent de déclencher à l’auditorat militaire, les avocats d’un ancien agent de la société Atlas Logistique arrêté depuis décembre 2009, pour raison d’enquête, sans que des mois plus tard, les vrais mobiles de son incarcération ne lui soient révélés.

            Pourtant la Constitution stipule que le principe est la liberté et l’exception, la détention. On ne peut donc pas détenir un citoyen sans que les raisons de son arrestation lui soient communiquées, argumentent aujourd’hui les avocats-conseils de Mabanza Banz, prêts à détruire les griefs avancés par les éléments du Camp Kokolo qui se rabattent derrière l’incident de l’évasion du 21 octobre 2010.

            Les avocats continuent à réclamer des éclaircissements sur les charges véritables qui pesaient sur leur client. 

            Pourtant, à leur connaissance, tout tournait autour d’une affaire de vente illicite de diamant que l’on avait brandie comme mobile principal de son enfermement dans l’amigo, alors que Mabanza Banz n’est ni trafiquant de diamant, ni négociant des pierres précieuses. Il n’était qu’un ami à un sujet ghanéen Daga Apiah, revendeur des pièces de rechange sur avenue Victoire, commune de Kasa-vubu. Cette amitié, s’interrogent les conseils de Mabanza Banz, ne fait pas de lui un trafiquant, ni un négociant. Car, aucune preuve, n’a été exhibée à ces avocats pour justifier cet acharnement judiciaire.

            Il est temps pour que dans les affaires judiciaires, les procès-verbaux d’audition soient confiés aux officiers de police judiciaire formés, et non à ceux qui inventent des infractions, dans le but de se faire de l’argent avant de procéder à la libération de leurs «  otages ».

 

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