Administration militaire : place aux vrais patriotes

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Avec la mise de l’Ituri et du Nord-Kivu sous le régime de l’état de siège, une administration militaire va incessamment être mise en place. Ces deux provinces de la République vont en effet être placées, pendant une durée indéterminée, sous la gestion des gouverneurs, maires, bourgmestres, chefs de cités, administrateurs de territoires, chefs de secteurs militaires.

            Ce qu’il faut souhaiter est que la haute hiérarchie porte son dévolu sur des officiers réellement patriotes, intègres et compétents, capables de se mettre effectivement au service de la paix, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.

            Ces animateurs circonstanciels de la grande et de la petite territoriale devraient faire la différence avec certains galonnés plus enclins à trahir le pays et à verser dans le business, sources des maux qui empêchent les hommes, les femmes et les enfants de l’Ituri et du Nord-Kivu de vivre en paix, comme leurs frères et sœurs d’autres parties tranquilles de la République.                                              Kimp

Etat de siège

Article 85

Lorsque des circonstances graves menacent, d’une   manière immédiate, l’indépendance ou l’intégrité du  territoire national ou qu’elles provoquent l’interruption du fonctionnement régulier des institutions, le Président  de la République proclame l’état d’urgence ou l’état de  siège, après concertation avec le Premier ministre et  les Présidents des deux Chambres, conformément aux  articles 144 et 145 de la présente Constitution.

Il en informe la nation par un message. Les modalités d’application de l’état d’urgence et de l’état de siège sont déterminées par la loi.

Article 144

            En application des dispositions de l’article 85 de la présente Constitution, l’état de siège, comme l’étal d’urgence, est déclaré par le Président de la République.

            L’Assemblée nationale et le Sénat se réunissent alors de plein droit. S’ils ne sont pas en session, une session extraordinaire est convoquée à cet effet conformément à l’article 116 de la présente Constitution.

            La clôture des sessions ordinaires ou extraordinaires est de droit retardée pour permettre, le cas échéant, l’application des dispositions de l’alinéa précédent.

L’état d’urgence ou l’état de siège peut être proclamé sur tout ou partie du territoire de la République pour une  durée de trente jours. L’ordonnance proclamant l’état d’urgence ou l’état de siège cesse de plein droit de produire ses effets après l’expiration du délai prévu à l’alinéa trois du présent article, à moins que l’Assemblée nationale et Ie Sénat, saisis par le Président de la République sur décision du  Conseil des ministres, n’en aient autorisé la prorogation pour des périodes successives de quinze jours.

L’Assemblée nationale et le Sénat peuvent, par une loi, mettre fin à tout moment à l’état d’urgence ou à l’état de siège.

Article 145

            En cas d’état d’urgence ou d’état de siège, le Président de la République prend, par ordonnances, délibérées en Conseil des ministres, les mesures nécessaires pour faire face à la situation.

            Ces ordonnances sont, dès leur signature. soumises à la Cour constitutionnelle qui, toutes affaires cessantes, déclare si elles dérogent ,ou non à la présente Constitution.

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