A cause de la marche du 25 février : Congrès Extraordinaire de l’UDPS en mars 2018

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Jean Marc Kabund-a-Kabund, secrétaire General de l’UDPS lors d’un point de presse à Kinshasa ; le 18/10/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Jean Marc Kabund-a-Kabund, secrétaire General de l’UDPS lors d’un point de presse à Kinshasa ; le 18/10/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Annoncé finalement pour les 26 et 27 février 2018, après plus d’un
mois de travaux préparatoires, le Congrès Extraordinaire de l’UDPS
n’aura plus lieu aux dates précitées. En raison de la marche des Laïcs
catholiques programmée pour le dimanche 25 février, la haute
hiérarchie de ce parti a décidé de décaler ce forum de quelques jours,
en le renvoyant au mois de mars. Le nouveau chronogramme, a-t-on
appris, sera communiqué incessamment aux participants.

Selon Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS, joint hier au
téléphone par Le Phare, il a fait savoir que son parti ne voudrait pas
placer ses cadres et combattants, parmi lesquels se recrutent des
chrétiens catholiques, dans l’embarras. Car il leur serait difficile
de se mobiliser à la fois pour la marche du dimanche 25 février, avec
le stress que cela comporte au regard des dérapages qu’entraîne la
répression sanglante des manifestations pacifiques par les forces de
l’ordre, et le Congrès du Parti, qui va leur exiger un maximum de
concentration. Il a toutefois invité les membres de l’UDPS ainsi que
ceux d’autres partis politiques affiliés au Rassemblement, de répondre
massivement à l’appel du Comité Laïc de Coordination.
La haute direction de l’UDPS voudrait également éviter que le pouvoir
en place, présentement en guerre ouverte contre l’Eglise Catholique,
qu’il assimile à une appendice du Rassemblement des Forces Politiques
et Sociales Acquises au Changement, ne fasse l’amalgame entre la
marche des Laïcs catholiques et le Congrès Extraordinaire  de l’UDPS,
qui est vu d’un très mauvais œil pour tous ceux qui travaillent pour
son implosion.
On rappelle que le thème de ces assises reste inchangé, à savoir « Un
nouveau président de l’UDPS pour la continuité du combat du Dr Etienne
Tshisekedi et la conquête du pouvoir en RDC ». L’unique point inscrit
à l’ordre du jour concerne la désignation, par la voie des urnes, du
successeur du défunt président du parti, rappelé auprès du Créateur en
date du 1er février 2017.
Les conditions d’éligibilité à la présidence du parti sont les
suivantes : être de nationalité congolaise ; détenir une carte de
membre ; être membre de l’UDPS depuis au moins 20 ans ; être d’un
niveau d’études équivalent au moins au graduat ou justifier d’une
expérience avérée au sein des organes du parti ; être en règle de
cotisation depuis 2011 ; être de bonne moralité ; faire preuve de
constance politique au sein du parti ;  n’avoir jamais été sanctionné
par les instances du parti pour vagabondage politique ; avoir un
domicile connu en RDC ; etc.
Sur la liste des présidentiables est abondamment cité Félix
Tshisekedi, actuellement Secrétaire général adjoint chargé des
relations extérieures et président du Rassemblement. Quant au
Secrétaire général Jean-Marc Kabund, qui assume également l’intérim de
feu le  président du parti, il a d’ores et déjà fait savoir qu’il
n’est pas candidat à la succession d’Etienne Tshisekedi.
Kimp

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