A Bruxelles comme à Kinshasa et Jo’bourg… : l’opposition s’inscrit dans l’unité

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Un grand meeting commun ce 29 septembre 2018, ensuite des matinées politiques de chaque parti sur l’ensemble du territoire national.

L’opposition politique congolaise est manifestement de retour, déterminée à peser de tout son poids pour arracher un processus politique transparent, crédible et inclusif.

Réunis vendredi à Kinshasa avec les représentants  de Moïse Katumbi, Jean Pierre Bemba Gombo et  Félix Tshisekedi Tshilombo, Martin Fayulu, Vital Kamerhe, Freddy Matungulu Mbuyamu et Adolphe Muzito ont évalué la situation politique en RDC  tout au long de la semaine dernière, particulièrement son processus électoral. Les leaders de l’opposition
ont fait, dans un communiqué daté du samedi 15 septembre à Kinshasa, deux grandes annonces qui ne vont pas manquer de réjouir les Congolais.

Candidat et programme communs

A savoir, premièrement, la confirmation de l’identité et de l’unité
de l’opposition, démentant toutes les prophéties  qui ont présenté
cette dernière divisée et gangrenée par l’affrontement fratricide
d’égos surdimensionnés. En termes clairs,  l’opposition présentera
incessamment son candidat commun à la présidentielle du 23 décembre
2018, insiste le communiqué.
Deuxièmement, l’opposition n’entend nullement, contrairement aux
années précédentes, s’inscrire dans la logique du boycott des
élections qui a toujours fait le lit du pouvoir. Dans la foulée, les
leaders de l’opposition ont appelé le peuple congolais à rester
vigilant et mobilisé et, le cas échéant, prêt à faire usage de
l’article 64 de la constitution pour s’opposer à toute parodie
d’élections et sauver la démocratie en péril.
Bientôt Johannesbourg.
L’opposition entend donc rester dans sa démarche vers l’unité de ses
actions mais aussi la candidature commune. Cette tendance était déjà
manifeste lors de la récente rencontre des mêmes leaders à Bruxelles.
Rencontre durant laquelle il est clairement ressorti qu’en dépit des
échanges aigre-doux qui ont récemment caractérisé les rapports entre
certains de leurs leaders,  l’opposition n’avait pas d’autre choix que
de se remobiliser, d’être solidaire et de jouer sa chance pour une
véritable alternance, quel que soit celui qui, demain, pourra porter
ses couleurs avec pour tâche essentielle d’appliquer le programme
commun.
Selon des informations dignes de foi, le cycle des consultations
entre leaders de l’opposition devrait se poursuivre avec une série de
rencontres programmées en Afrique du Sud, ce qui veut dire avec les
responsables de l’ANC au pouvoir. Concrètement, pour ceux qui
connaissent le rôle central que ce parti joue sur la scène politique
sud-africaine, avec des membres du gouvernement sud-africain dirigé
par Cyril Ramaphosa. Dont on dit qu’il n’a pas apprécié d’être
récemment humilié par Kinshasa qui a récusé de la manière que l’on
sait la nomination de son envoyé spécial Thabo Mbeki.
D’ici-là, ce qu’on peut lire en filigrane, c’est l’émergence d’un axe
Bruxelles-Kinshasa-Pretoria. Il reste à savoir pour quels résultats.

KGM

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