1er Salon International du Tourisme : Félix Tshisekedi plante le décor du tourisme post Covid-19

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Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé hier mardi 15 décembre 2020 au Musée National, la cérémonie d’ouverture du 1er Salon International du tourisme avec comme thème : l’investissement et la promotion du tourisme en RDC. Cette activité, organisée par le Ministère du Tourisme, vise notamment à promouvoir la destination en RDC, de réfléchir  sur la valorisation  ainsi que l’accessibilité de l’offre touristique pour en dégager les opportunités d’affaires qu’offrent le pays. Notons que ces travaux prendront fin le 17 décembre 2020.

            En effet, Ce salon international constitue non seulement un cadre d’appel aux investisseurs mais également un espace de recherche des  financements des projets d’intérêt touristique portés par des opérateurs privés ainsi que par des entités ou des structures publiques. 

Dans son mot d’ouverture, le Président de la République a émis le vœu de voir ces assises aborder les questions relatives aux enjeux sécuritaires, la disponibilité des infrastructures touristiques,  la qualité du personnel des unités touristiques, la diversification de l’offre touristique, les investissements ainsi que l’impact de la Covid-19 sur le secteur touristique.

            Au sujet de cette crise sanitaire qui frappe de plein fouet tous les secteurs économiques dont le tourisme qui est le 3ème  secteur d’exportation de l’économie mondiale, Félix Tshisekedi a martelé sur le fait qu’il est temps de  trouver des réponses appropriées en interne en vue de relever le défi du redécollage du tourisme. Car, dit-il, la note synthèse des Nations Unies publiée en août 2020 sur la covid-19 et ses répercussions sur le tourisme à l’international,  révèle que les arrivées des tourismes internationaux ont diminué de 56%.

            Le Président de la République pense qu’à ce stade, tout doit être mise en œuvre afin de trouver des voies et moyens susceptibles de développer en interne un tourisme plus attrayant tant au niveau national  qu’international en vue de sortir de cette situation.

            Raison pour laquelle, il dit suivre de près les conclusions et les recommandations qui découleront de ces travaux afin d’envisager la mobilisation des moyens conséquents à leur réalisation, car selon sa vision, le secteur du tourisme est un important facteur de progrès économique et de réduction de la pauvreté. Cela exige, selon lui, de recevoir une impulsion du plus haut niveau par la mise en œuvre des projets structurant permettant de positionner la RDC comme un hub touristique mondial.

            Félix Tshisekedi a, par ailleurs, lancé un vibrant appel au secteur public et privé afin de contribuer à la relance du tourisme d’autant plus qu’elle constitue une source d’entrée des devises offrant des perspectives non seulement en matière de balance de paiement, mais aussi dans la résolution de chômage notamment des jeunes.  Et ce, grâce aux multiples opportunités d’affaires données aux  Petites et Moyennes Entreprises.

Plan d’urgence de relance du tourisme post Covid 19

Dans ce même ordre d’idées, le Ministre du Tourisme, Yves  Bunkulu Zola, a indiqué que la RDC s’est résolue à relever le défi lié à la crise sanitaire, en mettant notamment sur pied un plan d’urgence de relance du tourisme post covid-19 qui accorde une priorité au développement du tourisme domestique. En clair, il s’agit du tourisme des jeunes et plus particulièrement le tourisme scolaire grâce au concours de ses collègues de  l’EPST, du FPAM et du JINC qui sera bientôt lancé par le président de la République.

Aussi, le ministère du tourisme avec ses partenaires, dans le souci de transformer les affres de la pandémie en opportunités de développement de ce secteur,   a élaboré deux instruments de planification : le plan Directeur National du Tourisme ainsi que  la politique stratégique et national du tourisme.

A travers ces documents de référence, précise Yves Bunkulu, la RDC   vise à devenir  l’une des 10 meilleures destinations d’Afrique d’ici 2030 et de positionner le tourisme comme un  des secteurs de croissance et de diversification de son économie. De plus, le pays compte recevoir d’ici 2030, plusieurs millions de touristes tout en mobilisant au passage 1.500.000 touristes à l’horizon 2023 et 2.500.000 d’ici 2050.

            Le pays compte, en outre, accroitre sa capacité hôtelière de 30.000 lits sur la période allant jusqu’à 2030, sans oublier des investissements de la hauteur de 2,2 milliards de dollars dans la réhabilitation et le développement des infrastructures touristiques en vue de créer plus de 200.000 emplois sur la même période.

 Rappelons que les atouts de la nature congolaise sont nombreux au regard de sa biodiversité. La faune compte 400 espèces de mammifères et 1000 espèces d’oiseaux qu’on ne trouve qu’en RDC, trois des quatre grands singes( le chimpanzé, le gorille et le bonobo), le paon du Congo…  le pays compte sept parcs nationaux dont quatre sont inscrits dans le patrimoine mondial de l’UNESCO, des réserves de biosphère, un gigantesque fleuve , des lacs et des rivières.

            Malheureusement, l’okapi qui vit uniquement dans les forêts tropicales de la République Démocratique du Congo, a été placé sur la liste rouge des espèces menacées d’extinction. Il reste moins des spécimens qui vivent encore cachés dans les forêts à cause notamment du braconnage, la perte des habitats naturels ainsi que la présence des groupes armés sur leurs zones de vie.  

            Raison pour laquelle, ces assises se pencheront également sur  la mise  en œuvre des mécanismes pour sécuriser ces espèces en voie de disparition. Un état des lieux précis du potentiel touristique du pays s’impose. 

Perside Diawaku

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