1948-2017 : des activistes ont  célébré  la journée des droits de l’homme à Masina

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Le Forum des défenseurs internationaux des droits humains pour l’éducation et le développement intégral du Congo « FODIDH » s’est déporté à  Masina, le dimanche 10 décembre 2017, pour commémorer  le 69 ème anniversaire de la ratification  par les Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Prenant le premier la parole, le coordonnateur adjoint de FODIDH, Paavi Kinata, a  dans une déclaration conçue sous forme de mémo, expliqué que l’article 23 de la Constitution résume l’essentiel de la Déclaration de 1948. Le Congo est un pays potentiellement riche mais dont la population reste extrêmement pauvre.   La situation sécuritaire est préoccupante dans plusieurs coins du pays. Pour Kinata et Eliezer Seya, le coordonnateur  titulaire de FODIH,   tous deux signataires du mémo, les activistes congolais des droits de l’homme, les reporters sans frontières, les différentes ligues des droits de l’homme… doivent continuer de dénoncer les tortures, les mauvais traitements, la privation du droit d’expression dont sont victimes les médias, les acteurs politiques et autres citoyens congolais. La communauté internationale est appelée à continuer de faire pression sur les gouvernants pour qu’ils appliquent fidèlement l’Accord de la Saint Sylvestre, prennent des mesures de décrispation politique, facilitent l’éclatement de la vérité sur l’assassinat des experts de l’ONU…..

Boaz Buabu, président de l’ong  «One of them» (une ong qui milite pour les  albinos) est revenu à son tour sur l’importance de la date du 10 décembre et a souligné  que les albinos sont censés jouir de tous leurs  droits comme bien d’autres Congolais.  Il a déploré le fait que l’absence de mélanine, considérée comme l’élément moteur débouchant sur l’albinisme, soit interprétée de diverses manières par de nombreuses personnes. Celles-ci les considèrent  comme des êtres mystiques, dotés de pouvoirs surnaturels dont on peut se servir pour remporter des rencontres de football ou autres épreuves de la vie. Il s’est dit déçu de voir l’Etat congolais ne pas accorder une grande attention au problème des albinos. Tel n’est pas  le cas au Congo/Brazza et au Gabon, a-t-il indiqué.  Il a demandé aux décideurs de changer leur fusil d’épaule.

Seya et Buabu ont  donné aux défenseurs des droits humains  ayant terminé des modules de formation  de quelques conseils pratiques. Seya a indiqué que  le FODIDH ne prône pas la révolution mais oriente les gens à adopter des comportements appropriés pour revendiquer leurs droits ou faire face à des situations bien particulières. Un défenseur des droits humains ne doit pas regarder de travers un élément de police ou un agent de service de sécurité.

Comment savoir si on a été mis sous écoute,  se comporter pendant les journées « ville morte » et lors des couvre-feu ?

Que faire pour avoir un plan de sécurité pour prévenir le cambriolage de son bureau, préserver son intégrité physique et numérique ? Ce sont des équations auxquelles on peut être confronté et  pour lesquelles il y a  des réponses appropriées, a indiqué Buabu.

Patrick Kiyambu, artiste musicien et chargé culturel de la présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse « UPJ », Francine Muyumba, a fait ressortir le lien qui existe entre le combat mené par leur organisation et la Déclaration Universelle des droits de l’homme, dans le volet relatif à la jeunesse.

 

Jean-Pierre Nkutu

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