14 étudiants «s’affrontent» au CEPAS

0
84

            « En organisant cet événement, il nous tenait à cœur certes de promouvoir la diffusion et l’enseignement du Droit International Humanitaire(DIH), mais surtout de sensibiliser les étudiants aux conséquences des conflits armés et développer chez eux une compréhension des enjeux humanitaires qui se cachent derrière les conventions, traités et articles de lois ». C’est en ces termes que Franz Rauchenstein, chef de délégation du Comité international de la Croix-Rouge(CICR), a justifié l’organisation de la 1ère édition du concours national de plaidoirie en DIH, ouvert hier lundi 25 octobre 2010 au Centre d’études pour l’action sociale( CEPAS) à Gombe. Cérémonie officielle marquée par la présence de Leonard Mashako Mamba, ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Témoin oculaire des affres qu’a connu notre pays durant les différentes guerres de libération-occupation, il a salué cette initiative de sensibilisation des universitaires sur cette problématique des principes humanitaires et DIH. « C’est une chance pour cette jeunesse d’être formée et préparée à être demain à côté du peuple, plaider en sa faveur afin que le droit triomphe au-delà de toute autre considération dans le chef du monde et surtout des autorités… » a clamé ce membre du gouvernement.
            En somme, le concours s’articule autour d’une situation de conflit se déroulant dans un pays fictif, puis donne l’occasion à 14 étudiants de se mettre, à travers des jeux de rôles et simulations dans la position de différents acteurs : collectif d’avocats ou conseillers juridiques de l’une des parties au conflit, devant ainsi appliquer leurs connaissances théoriques à des situations concrètes. Les candidats, avons-nous appris, viennent des différentes universités parmi lesquelles celle de Kisangani (Province Orientale), l’Université Catholique de Graben (Nord-Kivu), l’Université ouverte (Cidep, Katanga), l’Université de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), l’Université Notre-Dame du Kasaï (Kasaï Occidental) et l’Université de Kinshasa. Auparavant 21 équipes provenant de 7 provinces différentes de la RDC avaient participé au processus de présélection. C’est demain, mercredi 27 octobre, que le jury va délibérer et proclamer les résultats, avant de remettre des lots aux gagnants. 
            Notons que le DIH, branche importante du droit international public, a pour but de limiter les souffrances des victimes et militaires des conflits armés et d’autres situations de violence, en protégeant les personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités, d’une part, et limitant les méthodes et moyens de guerre, d’autre part. En RDC comme dans d’autres pays du monde, le CICCR soutient l’enseignement et la recherche en DIH. Il encourage, rapporte Franz Rauchenstein, les universités à intégrer cette matière dans leurs programmes. Ainsi, outre les étudiants, différents professeurs de la RDC, ont ainsi pu depuis des années participer à des formations et conférences sur ce même thème.
            Présent en RDC depuis 1978, le CICR est l’organe fondateur du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge depuis 1863. Disposant d’un mandat que lui a conféré la communauté internationale, le CICR se poste comme le gardien et le promoteur du DIH. Les principes d’impartialité, de neutralité et d’indépendance guident son action et lui permettent de remplir sa mission humanitaire : protéger la vie et la dignité des victimes de guerres ou de situations de violence interne et leur apporter une assistance.
 
Tshieke Bukasa 

  •  
  •  
  •  
  •  
  • 0
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*